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Patrice Nganang dénigre l’hôtel Intercontinental où loge Paul Biya à Genève

L’écrivain détracteur du régime de Yaoundé confirme qu’il était bien à l’hôtel Intercontinental de Genève ce lundi.

En début d’après midi, des images, qui présentaient un homme dans le hall de l’établissement de luxe ont circulé sur les réseaux sociaux. Selon plusieurs médias, il s’agissait de Patrice Nganang. Ce dernier raconte avec un brin de dénigrement cet hôtel très prisé du président de la République.

“L’HOTEL INTERCONTINENTAL N’EST PAS TRUMP TOWER

Voila ce qui m’a frappe immédiatement – la pauvreté du lieu. En fait, quand je suis entre dans le vestibule, la première question qui m’a traverse l’esprit, était: c’est tout ça ? En fait regardez vous-mêmes le vestibule. Et vraiment il n’est pas plus grand que cela.

La chambre de base coute $445, or, a cause du Covid, les hôtels sont mais alors libres partout et vides comme la calvitie de Mbembe, car personne ne veut voyager. Regardez donc le calvaire que je traverse a voyager! Exactement trois jours pour arriver ici de New York – et le Trump Tower est a New York City.

Bref, la c’était mon premier sentiment: que comment Biya accepte de verser autant d’argent de notre peuple ici, pour si peu en retour. Car même la cour pour entrer dans le vestibule, était un réduit – a peine un véhicule peut passer, pas deux. Je dis bien pas deux, et en plus des petits véhicules.

Car la vérité est que, quand le taxi m’a mis devant la porte, j’ai sursaute comme on sursaute devant la vieille 504 de son patron – akié, c’est ta voiture ça, boss ? A un mètre de l’hôtel, voila le bus qui passe, visible a partir de la cour de l’hôtel – et au retour, je l’ai pris. Le bus, quoi. Ca vous donne déjà une idée de ce que c’est – un élobi hôtelier, littéralement, et je n’en reviens pas encore.

C’est vraiment ceci l’hôtel Intercontinental ? Mince! Dans ma petite vie, j’ai fait de nombreux hotels, pas de tres nombreux, mais de nombreux – celui-ci ne fait pas partie de ceux dont le souvenir me resterait dans la memoire.

Pourquoi Diable Biya aime-t-il ce réduit ?

La deuxième chose qui m’a frappe, c’est le vétuste de la veste des gardes-du-corps de Biya – vestes abimées par le soleil de la zone équatoriale, vestes délavées, quasiment déchirées. Il y’a même un qui est arrive en jeans, chaussures penchées, avec un sac en plastique en main. Je suis sur que si les Blancs laissait les gars-la, ils allaient pisser dans le gazon.

Des choses que je n’ai plus vues depuis trois ou quatre ans, quand j’étais dans les wataroutes au pays. Il y’a chez eux évidemment la volonté de faire peur, de siscia, mais des gardes-du-corps de Biya qui, quelques temps après que je sois sorti d’ici, balancent les images de moi dans les réseaux sociaux, ça vous fait comprendre que c’est très pauvre dans la tête, et très pauvre dans la poche.

C’est le genre qui balance les videos de gens qui baisent dans les réseaux sociaux. Sac bandjock dans le crâne, sac bandjock en main! Merde! Je n’en reviens toujours pas! On est ou la? Au marche de Mokolo?

Ce sont littéralement des gars qui, s’ils n’étaient pas dans le genre je vais te siscia, c’est Nganang ça, c’est un Bamiléké, c’est un tontinard, onon, je leur aurais offert une bière, et on aurait djoss des bêtises qu’ils font ici a Genève loin de leurs enfants et de leurs familles, et parle des bêtises de la vie, car ils m’ont vraiment fait pitié.

Littéralement. Trente ans de vie professionnelle en occident, cad. en Europe et aux Etats-unis, je n’ai jamais vu une bande de loqueteux aussi perdus dans un habitat aussi gloque. Et ils payent même pour ça, merde! Cher en plus!

Demain je vous donne d’autres détails de mes vacances à Genève, car je suis en vacances forcées”.

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