MIAMI – C’est simple. Jean Pascal combattra à la Place Bell le 16 mars. Si la promotion et le marketing se passent bien, il y aura peut-être 4 000 spectateurs. Combien auront payé leur billet, impossible de savoir.
Mais ce que Jean Pascal aurait mérité pour un retour au Québec, c’est 20 000 fans au Centre Bell. Venez rendre hommage à une carrière hors du commun.
Je me souviens du « combat de retraite » de Pascal à Miami contre Ahmed Elbiali. J’étais avec Jean-Charles Lajoie qui travaillait à la biographie de Jean Pascal. On s’est dit que Pascal aurait mérité de disputer son dernier combat à Montréal dans un Centre Bell rempli à craquer. Pas pour finir dans un champ de pommes de terre dans le quartier cubain de Miami. Même si nous étions avec Bob Hartley et Michel Therrien.
Et puis, le combat suivant a été le clownerie contre Steve Bossé à Laval.
Jean-Charles aurait pu écrire le dernier chapitre ce soir-là.
BIVOL, JACK, BROWN
Tout le monde avait tort. Et royalement. Depuis Steve Bossé, fier bagarreur de la Senior League, Pascal a affronté Dmitry Bivol, champion du monde qui vient de battre Canelo Alvarez, puis a battu Marcus Browne pour redevenir champion du monde WBA, et s’est offert Badou Jack à Atlanta en tapotant Fanlong Meng en dessert à Tampa Baie le 20 mai 2022.
Voulez-vous une statistique complètement stupide? Les combats Boxrec Five Star sont rares. Très difficile à mériter. Par exemple, Lucian Bute a reçu un cinq étoiles une fois dans sa carrière. Lors de son combat contre Carl Froch à Nottingham qui s’est soldé par une boucherie.
David Lemieux a combattu deux fois dans un Five Star. Son championnat du monde se bat contre Billy Jo Saunders et Gennady Golovkin.
Et Jean Pascal ? Combien de cinq étoiles ?
Dix. DIX 10. X. DIX. DIRE. DIECI. Pascal, ce diable d’homme pas toujours assez sage, a eu droit à dix combats classés cinq étoiles par Boxrec. Ça commence par Carl Froch en Angleterre, ça passe par Chad Dawson, Bernard Hopkins, Eleider Alvarez, Dmitry Bivol, Marcus Browne, Badou Jack… et ça n’inclut même pas Fanlong Meng, un quatre étoiles, ni Adrian Diaconu et Lucian Bute, quatre étoiles.
Adonis Stevenson a eu quatre distinctions et Artur Beterbiev a reçu trois cinq étoiles.
C’est d’une folie folle. Et Jean Pascal, pourtant féru de statistiques, l’ignorait.
Le combat contre Michael Eifert est un deux étoiles. Et les gens le sentent.
VICTIME DE SON PROPRE SUCCÈS
Le manager de Jean Pascal est très clair lorsqu’il évoque ce combat : « Nous n’avons pas choisi Michael Eifert. C’est l’IBF qui l’a imposé. C’est le passage obligé pour avoir droit à un combat de championnat face au détenteur du titre IBF. Actuellement, c’est Artur Beterbiev. Si Michael Eifert n’est pas facile à vendre, j’en conviens, Beterbiev ou un autre le sera beaucoup plus. Jean le sait et il est prêt », m’expliquait Léon hier à midi.
Pascal a assez d’expérience et…
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