Interrompues en mars, les discussions sur le PAC Lavaux ont repris mardi devant le Grand Conseil vaudois. Le premier débat n’est pas encore techniquement terminé, mais les principaux points ont été réglés.
Après trois séances consécutives, l’examen de ce plan d’affectation cantonal (PAC) avait été suspendu le 19 mars et renvoyé en commission. En cause, un traitement jugé « inégal » entre des oppositions déposées par les communes et des particuliers.
Une nouvelle proposition a été soutenue en commission, puis validée mardi en plénum. Les députés ont ainsi pu reprendre et terminer le fastidieux traitement des oppositions, levées ou admises selon les cas.
Pour mémoire, c’est la première fois que le Grand Conseil devait se prononcer sur des oppositions déposées durant une mise à l’enquête publique (160 en tout dans le cas du PAC Lavaux).
Nouvelle mise à l’enquête
Pour que le premier débat soit définitivement bouclé, les députés devront encore valider – la semaine prochaine ou la suivante – le décret lié au PAC Lavaux. Ce décret matérialise le règlement du PAC (déjà voté lors des précédentes séances), son plan et le traitement des oppositions.
Rien n’étant simple dans ce dossier, il faudra ensuite attendre plusieurs mois avant de passer au deuxième débat. Comme le PAC initial a été modifié par le Grand Conseil, une mise à l’enquête publique complémentaire est nécessaire. Celle-ci pourrait soulever de nouvelles oppositions qui, à leur tour, devraient être traitées.
Compromis
Les principaux points d’achoppement liés au PAC Lavaux se trouvaient dans l’élaboration de son règlement. Un compromis a toutefois été trouvé début mars entre les différents groupes politiques.
La droite a ainsi fait passer certains assouplissements pour favoriser le travail des vignerons. Par exemple en facilitant la démolition de certains murs perpendiculaires, ou encore en permettant l’utilisation des capites pour des ventes à l’emporter.
De son côté, la gauche a aussi obtenu certaines cautèles en vue de protéger le paysage et la biodiversité. Cela a notamment été le cas avec les jardins historiques répertoriés à l’inventaire Icomos ou pour les bancs de poudingues.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats






