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Ngaoundéré : du « kilichi » à la chair blanche

A côté de la viande de bœuf, les producteurs en proposent désormais à base du poisson et de poulet.

Au quartier Boumdjéré, Aliou Aoudou propose une gamme complémentaire de kilichi aux consommateurs. Il n’est pas le seul à produire cette nouveauté. On en trouve déjà un peu partout dans la ville de Ngaoundéré. Les clients ont désormais l’embarras du choix : kilichi à la viande de bœuf, au poisson, et au poulet. Les prix varient entre 1000 F et 5000 F.

Ce qui retient l’attention de tout consommateur qui franchit le seuil de ce lieu de fabrication, c’est ce kilichi à la chair blanche parce que jusqu’ici l’on ne le connaissait qu’à base de viande de bœuf. Ici, cette autre gamme proposée est devenue depuis quelque temps, une curiosité chez les consommateurs. « Nous étions habitués à voir le kilichi de viande de bœuf. Avec cette initiative, tout le monde trouve son compte », confie Clément Awono de passage dans la ville de Ngaoundéré.

Pour Aliou Aoudou, il fallait s’y attendre, du moment où parmi les clients qui frappent à la porte de son espace commercial, l’on retrouve également les adeptes de chair blanche. « Il y a des gens qui ont des problèmes de santé et qui ne consomment pas de viande rouge. C’est pour satisfaire cette catégorie de clients que j’ai eu l’idée de faire le kilichi au poisson et au poulet. Nous y avons ajouté le cube bio fabriqué localement sans produit chimique pour que ceux qui souffrent d’hypertension artérielle et de diabète puissent également le consommer», ajoute notre interlocuteur.

Pour ce qui est de la fabrication, le choix du poisson est porté sur le capitaine de Tibati. A l’aide d’un couteau, le poisson est soigneusement nettoyé. Les filets sont extraits. Avec un autre couteau plus mince et tranchant, l’on taille en lamelles, le filet. Les lamelles sont séchées au four pendant une heure. Puis, suit la phase d’assaisonnement.

Ici les épices locales sont mises à contribution. L’assaisonnement terminé, les lamelles sont installées soigneusement dans un four où elles seront passées au feu pendant 10 à 15 minutes. A leur sortie, elles se sont métamorphosées en kilichi de poisson prêt à être consommé. Elles sont vite mises à l’abri des mouches et autres insectes, dans une armoire vitrée.

Selon le spécialiste, le kilichi de poisson peut se conserver pendant deux à trois mois, mais il est déconseillé de le conserver dans un réfrigérateur. C’est presque le même procédé, pour le poulet et les boyaux. Le kilichi est la plupart du temps consommé en l’état, comme amuse-gueule, mais il est aussi utilisé dans les salades. L’apparence du produit (couleur, aspect, odeur) et son état à la mastication (croustillante, dureté) sont les critères retenus par la population pour apprécier sa qualité.

Cameroon Tribune

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