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Me Cheikh Ali Al Assad recadre Aminatou Ahidjo sur l’héritage politique de Tchiroma

Une lettre ouverte rédigée par l’avocat camerounais Me Cheikh Ali Al Assad a suscité un vif débat public, interpellant Aminatou Ahidjo sur ses récents propos contre l’homme politique Issa Tchiroma Bakary.

Intitulée « Lettre ouverte à Aminatou Ahidjo », cette lettre constitue une réfutation ferme des accusations de « fraude politique et morale » portées par Aminatou contre Tchiroma.

Aminatou Ahidjo, fille du premier président camerounais Ahmadou Ahidjo, avait récemment mis en doute la loyauté de Tchiroma envers l’héritage de son défunt père, soulignant ce qu’elle considérait comme un manque de condoléances publiques et d’alignement politique. En réponse, Me Cheikh l’accuse d’ignorance historique et de tentative de s’approprier l’héritage politique de son père.

« Vous invoquez l’absence de condoléances comme preuve de trahison », peut-on lire dans la lettre, « oubliant qu’au moment du décès de votre père, M. Tchiroma était emprisonné par un régime qui persécutait les Camerounais du Nord. »

Éloges de Tchiroma

L’avocat souligne que le silence de Tchiroma ne constituait pas une trahison, mais une marque de sacrifice personnel, représentative d’une génération de Nordistes marginalisés politiquement. « Il a payé de sa propre liberté », écrit Me Cheikh, « pour la simple raison qu’il était perçu comme proche de l’héritage d’Ahidjo. »

La lettre reproche également à Aminatou ce que l’auteur perçoit comme une tentative de monopolisation du capital politique de son père. « Vous vous appelez Ahidjo », affirme Me Cheikh, « mais cela ne vous donne pas l’exclusivité de son héritage politique. Vous êtes peut-être sa fille biologique, mais son héritière politique ? Certainement pas. »

La lettre s’adresse directement au grand public camerounais, invoquant la mémoire collective d’Ahmadou Ahidjo, figure nationale dont les réalisations sont le fruit d’une collaboration avec les citoyens de toutes les régions. Elle critique également l’alignement d’Aminatou sur le régime actuel, suggérant que ses choix politiques compromettent sa crédibilité.

« Vous avez choisi de servir les nouveaux maîtres du Cameroun », conclut-elle. « Servez-les. Mais permettez-nous d’aimer le président Ahidjo, qui est aussi votre père.»

La lettre, désormais largement diffusée sur les réseaux sociaux, a relancé les débats sur la loyauté politique, la mémoire historique et le rôle du lignage dans la politique nationale. Aminatou Ahidjo n’a pas encore publié de réponse publique.

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