Le MANIDEM refuse la résignation. Au lendemain de la disqualification de son candidat, le professeur Maurice Kamto, par le Conseil constitutionnel, le Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie a choisi de transformer sa colère en stratégie.
Dans un communiqué publié le 24 août 2025, le parti affirme que le rendez-vous de 2025 “n’est pas annulé mais change de nature”, et appelle à un vaste redéploiement politique et citoyen.
Pour la formation dirigée par son comité stratégique, l’heure n’est plus seulement à la compétition électorale classique, mais à une mobilisation de fond visant à “arracher la souveraineté populaire confisquée”.
L’éviction de Maurice Kamto est présentée comme une manœuvre politique destinée à neutraliser une dynamique populaire, mais le MANIDEM y voit aussi l’occasion de réorganiser ses forces et de redéfinir le rapport de force face au régime en place.
Le parti met en garde contre la division, le tribalisme et le jeu trouble de certains opposants opportunistes, préférant orienter le débat vers un objectif central : fédérer l’énergie citoyenne autour d’un projet de rupture.
“On vote soit pour mettre quelqu’un au pouvoir, soit pour retirer un système du pouvoir”, martèle le communiqué, réaffirmant que le véritable enjeu de 2025 est moins un scrutin que le basculement d’un pays épuisé par plus de quarante ans de continuité politique.
En repositionnant sa bataille sur le terrain de la mobilisation et du réveil national, le MANIDEM annonce clairement son intention de rester un acteur central du jeu politique, malgré l’exclusion de son candidat.
Ce redéploiement stratégique, présenté comme une “libération à construire”, pourrait rebattre les cartes d’une élection dont l’issue semblait jusque-là verrouillée.







