Le 14 avril 2013 a eu lieu la toute première élection sénatoriale au Cameroun. Ceci après que le chef de l’État, Paul Biya, ait signé un décret le 27 février 2013, pour convoquer la chambre haute du Parlement pour la première fois dans l’histoire du Cameroun.
Le corps du Sénat comprenait 100 sièges, dont 70 devaient être choisis par les 10 636 électeurs des 360 conseils municipaux. Les 30 sièges restants devaient être nommés par le président de la République, à raison de trois par région dans les dix régions du pays, et la durée du mandat était fixée à cinq ans.
Sur les quatre partis politiques qui ont participé aux élections sénatoriales de 2013, à savoir le Mouvement démocratique du peuple camerounais (CPDM), le Front social démocratique (SDF), l’Union nationale pour le progrès démocratique (UNDP) et l’Union démocratique du Cameroun (CDU), le CPDM est arrivé en tête des votes. Il a obtenu 56 sièges sur 70 avec un taux de 73,12% et les 14 autres ont été remportés par le SDF.
Le Sénat était donc composé de 83 sénateurs RDPC, 14 sénateurs SDF, 1 sénateur MDR, 1 sénateur UNDP et 1 sénateur FSNC en 2013, et Marcel NiatNjifenji, un sénateur RDPC nommé, est devenu président du Sénat.
Par conséquent, en mars 2018, lors des élections sénatoriales suivantes, le RDPC a remporté 63 des 70 sièges, dans 9 des 10 régions du pays. Les sièges restants sont allés au SDF.
Marcel Niat Njifenji 88 ans, a depuis 2013 conservé le poste de président du Sénat. Rappelons qu’en mars 2021 lors de l’élection du bureau permanent du sénat pour l’année législative, il a été réélu pour un nouveau mandat de président et a obtenu 85 des 93 voix. Le sénateur Aboubakary Abdoulaye a également été réélu au poste de premier vice-président.

Le sénateur Niat a été président du Sénat au cours des 10 dernières années, mais la plupart d’entre elles ont été passées d’un hôpital à l’autre.
Le parti RDPC a actuellement le plus grand nombre de sénateurs, puisqu’il occupe des postes dans 316 des 360 conseils municipaux du pays, les partis d’opposition n’en ayant que 44 à se partager. Le parti de l’Union Nationale pour le Progrès Démocratique NUDP avec 16 conseils, la CDU, avec 7 conseils, et le SDF, avec 4.
Le RDPC prend la tête dans 9 régions avec 87 sénateurs sur 100 sièges, le SDF vient en deuxième position avec 7 sénateurs, l’UNDP avec 2, l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (ANDP), le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), le Mouvement pour la défense de la République (MDR) et l’Union des peuples du Cameroun (UPC), tous avec 1 chacun ont été nommés par le président.
La question est maintenant de savoir si le président Paul Biya ou son entourage permettront au président du Sénat Marcel Niat, malade, de conserver son poste. Si le sénateur Niat n’est pas autorisé à déclarer sa candidature, cela signifiera qu’une autre personne lui succédera probablement. Le Président Paul Biya, pour apaiser les anglophones, pourrait envisager la candidature d’une personne de la division Manyu dans la région du Sud-Ouest ou de Mezam dans la région du Nord-Ouest, selon les experts.
CNA







