Cameroun Actuel

Manifestation de Genève : douze camerounais condamnés en Suisse

Cette fin de semaine, douze personnes ont été condamnées dans le cadre d’actions d’opposition au séjour du président camerounais à Genève.

Samedi 17 juillet après-midi sur la place des Nations, la police suisse a sorti l’artillerie lourde pour contenir puis disperser une manifestation d’opposants au président camerounais Paul Biya. Le chef d’Etat, contesté, séjourne actuellement à l’Hôtel intercontinental.

L’événement, annoncé par la police mercredi, avait finalement été interdit par le Département de la sécurité. Une décision qui n’a pas empêché une centaine de personnes de venir «crier leur colère» contre le dirigeant dès 13h30.

Dans un premier temps, rapporte 20min.ch, la manifestation, fortement encadrée par la police, s’est déroulée dans le calme (lire encadré). Puis, un participant a tenté de franchir le portail du palais des Nations unies, «pour aller décrocher le drapeau du Cameroun, qui n’a rien à faire dans la rangée de drapeaux», selon les opposants.

Les forces de l’ordre, prises un peu par surprise ont tout de même fait échouer la tentative. L’épisode a déclenché un premier pic de tension entre agents de police et manifestants. Puis ces derniers se sont peu à peu calmés avant de revenir au contact des cordons de police les empêchant de se diriger vers l’hôtel accueillant le chef d’Etat.

Douze personnes ont été condamnées dans le cadre de cette manifestation interdite. Dix d’entre elles, interpellées alors qu’elles tentaient de s’introduire dans l’hôtel Intercontinental vendredi, ont écopé de peines pécunières avec sursis pour violation de domicile, entrée illégale en Suisse ou encore violation de la loi sur les armes.

Une onzième a été condamnée à neuf mois de prison avec sursis pour violation de domicile et provocation publique au crime ou à la violence.

Enfin, une personne, interpellée samedi matin a écopé de 40 jours-amende avec sursis, pour entrée illégale en Suisse et empêchement d’accomplir un acte officiel. Le Ministère public suisse n’a pas communiqué sur les suites données à l’interpellation d’un manifestant samedi après-midi.

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