La crise qui secoue le football camerounais depuis plusieurs mois ne cesse d’attirer l’attention, dépassant même les frontières du pays. Avec l’élection de la star Samuel Eto’o Fils à la tête de la Fécafoot, l’espoir d’un renouveau est palpable, mais le chemin s’annonce semé d’embûches. Son slogan prometteur de « donner au football camerounais toute sa grandeur » se heurte à des tensions internes croissantes.
Depuis sa prise de fonction, le mandat d’Eto’o est entaché par des conflits, notamment suite à la nomination de Marc Brys comme entraîneur de la sélection nationale. Les relations entre le ministère des Sports (Minsep) et la Fécafoot restent tendues, malgré de nombreux appels au dialogue.
Alors que la troisième journée des éliminatoires de la CAN 2025 approche, la situation devient de plus en plus pressante. Les questions concernant la composition du staff technique demeurent sans réponse, laissant planer un climat d’incertitude.
L’ancien international sénégalais Mamadou Niang, présent lors de l’émission J-1 sur Canal+, a commenté cette situation délicate. Il a appelé à laisser Samuel Eto’o travailler librement pour mener à bien sa mission de transformation du football camerounais et africain. Selon Niang, « il est là pour essayer de changer les choses », et il est crucial de lui donner le temps nécessaire pour le faire.
« Ce n’est pas lui qui fait tous les choix. Aujourd’hui, en termes d’hiérarchie, Samuel Eto’o est au-dessus du sélectionneur. Il doit y avoir du respect des deux côtés », a-t-il souligné. Niang insiste sur le fait que, même si les torts peuvent être partagés, il est essentiel de respecter la hiérarchie pour avancer.
La crise actuelle est symptomatique d’une gouvernance du football qui peine à s’organiser et à se stabiliser. Les acteurs du football camerounais doivent rapidement trouver des solutions pour restaurer la confiance et préparer au mieux les échéances à venir.







