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Ce mercredi, cinq platanes de Vendine, à l’est de Toulouse, ont été abattus dans le cadre des travaux de la route A 69. L’abattage des platanes a été suspendu en début d’après-midi. Thomas Brail, pendu à un arbre, a porté plainte « pour mise en danger de la vie d’autrui ».
« Cette route est la route de la honte ! Abattre des arbres sains n’a aucun sens. Tant que je ne suis pas fixé sur la suite, je resterai dans mon arbre. Thomas Brail est déterminé. Mardi dernier, à l’aube, le fondateur du Groupement national de surveillance des arbres (GNSA) a élu domicile dans un platane de la commune de Vendine, à 40 kilomètres à l’est de Toulouse.
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Ce mercredi matin, depuis son balcon forestier, il a assisté à l’abattage de cinq arbres à quelques mètres de lui ainsi qu’à la mobilisation des membres du collectif « La Voie est libre » et de leurs sympathisants. Environ 65 personnes sont venues manifester contre l’abattage de platanes dans le cadre du projet d’autoroute Toulouse-Castres. Des opposants qui faisaient face à environ 80 gendarmes.
« Ce n’est pas un travail professionnel »
En début d’après-midi, coup de théâtre : les engins de chantier de la société Soin Moderne des Arbres cessent leur ballet destructeur. « Suite à mon dépôt de plainte pour mise en danger de la vie d’autrui, le procureur a demandé l’arrêt des travaux », explique Thomas Brail. Ce n’est pas un travail de pro, quand l’entreprise a coupé les arbres, ça a fait déménager mon platane. »
Contactée en début d’après-midi, la société Atosca, chargée de l’exploitation et de l’abattage des arbres, n’était pas au courant de la plainte du militant écologiste. Elle a indiqué de son côté que la suspension des travaux avait été décidée « en concertation avec la préfecture, pour calmer la situation ».
Un juge du tribunal administratif devrait également rendre une décision prochainement : mardi matin, France Nature environnement Midi Pyrénées a déposé une demande de référé « afin de dénoncer le non-respect du code de l’environnement ».
De quoi redonner espoir aux opposants qui viennent parfois de loin pour exprimer leur désaccord. C’est par exemple le cas d’Ingrid, originaire de Mazamet, une commune située à 60 kilomètres de Vendine. « C’est une catastrophe ce qui se passe ! Nous sommes baignés par l’environnement jour et nuit mais nous coupons des arbres centenaires et construisons une autoroute qui nécessitera des litres d’eau quand il n’y en aura pas assez pour les habitants de la Montagne Noire et des Pyrénées ! »
Christelle, enseignante, résume bien les pensées de nombreuses personnes opposées au projet. « Je suis dans ce combat depuis 12 ans, je ne peux pas croire qu’il va y avoir une autoroute. Nous sommes tous émus de vivre ce moment. Je…
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