Dans le bras de fer qui l’oppose au gouvernement camerounais, Samuel Eto’o, président de la Fécafoot, semble prendre les devants avec succès. Alors que la FIFA reconnaît la fédération comme l’autorité compétente pour les affaires footballistiques, Eto’o entend bien jouer selon ses propres règles.
Un cadre de la fédération, sous couvert d’anonymat, confirme : « Cela se passera sous nos propres conditions ». Le contrôle exercé par la Fécafoot sur les agissements de Marc Brys, le sélectionneur des Lions Indomptables, est désormais permanent.
Convoqué par le secrétaire général de la Fécafoot, Marc Brys n’avait guère d’autre choix que de se présenter ce lundi matin. Habituellement, c’est le président qui traite directement avec les sélectionneurs. Mais dans ce contexte tendu, Eto’o a décidé de marquer son territoire en laissant son subalterne gérer cette affaire.
À son arrivée au siège de la Fécafoot, Marc Brys a été accueilli par Lucien Mettomo, un accueil sobre qui souligne le contrôle exercé à distance par Samuel Eto’o. La liste des joueurs présentée par Brys a été remise au secrétaire général de la fédération, conformément aux souhaits du président.
Le communiqué de presse qui a suivi cette réunion évoque une atmosphère conviviale, mais soulève des interrogations sur la conformité des noms figurant sur la liste des joueurs. « Il a été rappelé à Monsieur Brys (…) que tout cas de non-conformité sera porté à sa connaissance pour qu’il procède au remplacement approprié », précise le secrétaire général de la Fécafoot, Me Blaise Djounang.
Cette situation suscite des questions sur la possible exclusion de joueurs tels qu’André Onana, Michael Ngadeu, Choupo-Moting ou encore Carlos Baleba. La Fécafoot semble prendre les rênes du jeu, imposant ses conditions et confirmant son autorité dans la gestion des affaires footballistiques du Cameroun.







