Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône), correspondance.
« Nous sentons que nous sommes à un moment important, qui va déterminer la suite des événements : l’économie sera à l’arrêt à partir du 7 et à partir du 7. Ouvrant la conférence de presse consacrée ce 6 mars au matin aux derniers préparatifs de la grève reconductible qui démarre dans la foulée, le secrétaire départemental de la CGT des Bouches-du-Rhône, département où la mobilisation s’annonce plus importante que celle du 31 janvier , a mis les choses au clair. « Si le patronat et le gouvernement s’obstinent, nos différents modes de grève que nous engageons conduiront au retrait de la réforme. Parce que nous irons jusqu’au bout met en garde Olivier Mateu . Notre engagement est de ne lever les actions que lorsque le gouvernement annoncera le retrait. Nous nous préparons mutuellement pour un combat de haut niveau. Chacun doit jouer son rôle avec les moyens dont il dispose. Dans ce pays, tu ne travailleras pas avant 64 ans. »
« On va se retrouver dans la même situation qu’à l’automne dernier »
Dans le département, les ouvriers du pétrole, qui ont annoncé la « couper les soupapes » à partir de lundi, se replacent en première ligne du mouvement social, avec leur grève reconductible. « A partir de 4 heures du matin mardi, nous fermerons les vannes, plus aucun produit ne sortira »annonce Fabien Cros, élu CGT Total de La Mède. « Nous demandons aux salariés d’entamer une grève reconductible avec des journées impactantes. Si on se fie à ce qu’on fait habituellement, avec la tension actuelle sur l’approvisionnement, il ne faut pas grand-chose : la machine peut se gripper très vite et la pénurie peut être une conséquence de la grève. »
Tous les représentants syndicaux insistent sur le fait que « le blocage de l’économie sera la conséquence de la grève ». « Nous partons ce soir à 21 heures en grève reconductible. Nos actions vont très vite provoquer de très sérieuses difficultés d’approvisionnementprécise Lionel Arbiol, délégué CGT ExxonMobil de Fos-sur-Mer. On va vite se retrouver dans la même situation qu’à l’automne dernier. Il n’y aura plus de sortie de carburant par wagon, pipe ou camion. »Sébastien Varagnol, délégué CGT Petroineos, en convient :« Nous entamons la grève reconductible ce mardi à 5 heures du matin. La production ne suffira pas à répondre aux besoins du pays. »
Bureaux permanents des députés et radars automatiques en mode sobriété énergétique
«Nous considérons que le processus de multiplication des journées d’action ne suffit pas. C’est pourquoi nous nous engageons dans une approche complémentaire», résume Emmanuel Lépine, secrétaire général de la Fédération nationale des industries chimiques CGT, qui s’est coordonnée avec sept autres branches professionnelles pour alimenter les débrayages.
Parmi eux, la CGT énergie a déjà entamé…
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