Cameroun Actuel

L’exploration minière à Memve’ele au centre d’un procès

L’affaire porte sur un malentendu entre des partenaires d’affaires pour le partage des quotes-parts d’un marché d’exécution des travaux d’exploration minière au barrage de Memve’ele.

Augustin Pepogo Man-Mvele et Didier Meying, des experts miniers ont perdu le sommeil depuis qu’ils cherchent en vain à percevoir la totalité de leur quote-part dans un marché d’exploration minière gagné et exécuté par leurs deux entreprises ad barrage de Memve’ele.

Après des tentatives infructueuses d’un arrangement amiable depuis 2016, les deux experts ont traduit Mme Tsoungui Carine Yvane, leur partenaire d’affaires, devant le Tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif. Us reprochent à cette dernière de s’être taillée la part du lion dans les paiements dudit marché.

Selon l’accusation, les responsables de Geoveetorix et de Cider se sont réunis en groupement d’entreprises dans le but de soumissionner à un marché de réalisation des travaux d’exploration minière au barrage hydroélectrique de Memve’ele pour l’exécution dudit marché.

Les deux parties avaient convenu que les paiements repartis en 5 acomptes devaient être virés dans le compte bancaire de Mme Tsoungui, qui représentait la société Geovectorix. Tout se passait bien pendant les trois premiers virements. Les problèmes ont commencé quand les deux plaignants n’ont pas reçu les retombées des fonds du quatrième et du cinquième virements évalués respectivement à 68 millions et 71 millions de francs.

Ils soutiennent que les paiements dudit marché, qui avait été exécuté et réceptionné par les autorités compétentes, avaient été totalement effectués. C’est la raison pour laquelle, ils ont saisi la justice pour être rétablis dans leurs droits. Des accusations que Mme Tsoungui a toujours niées en déclarant qu’elle avait utilisé les fonds querellés pour liquider les charges supplémentaires survenues lors de l’exécution du marché.

Dans ses réquisitions finales le 7 juin 2021, le représentant du parquet s’est remis à la sagesse du tribunal. Me Emaha, l’avocat de l’accusation, a soutenu, pour sa part, que Mme Tsoungui n’avait pas la qualité pour utiliser les fonds litigieux pour désintéresser un prétendu personnel supplémentaire à qui elle dit avoir fait appel dans le cadre du marché en question. Il ajoute que la gestion financière et administrative était l’apanage du groupement mis sur pied par les parties.

Demande de relaxe

L’avocat des plaignants déclare que les travaux d’exploration dont il s’agissait, étaient basés sur l’étude des! documents présentés. aux experts dans les bureaux. Ces derniers n’avaient pas besoin de se déplacer ou d’exécuter des travaux physiques pour prétendre recruter un personnel supplémentaire.

Selon lui, les personnes dont parle la mise en cause, sont fictives, surtout qu’elle n’en a pas parlé lors de l’enquête préliminaire. L’avocat demande au tribunal de déclarer la mise en cause coupable des faits d’abus de confiance qui lui sont reprochés. Il a annoncé que ses clients se constituent partie civile et réclament la somme de 200 millions de francs de dommages et intérêts.

Me Mong, l’avocat de la défense, estime que le fait pour le magistrat du parquet de se remettre à la sagesse du tribunal est la preuve qu’il n’y avait pas infraction à imputer à Mme Tsoungui. Il a, par ailleurs, noté que les plaignants n’ont pas la qualité pour poursuivre sa cliente surtout pour les faits qui ne sont pas matérialisés.

L’avocat a expliqué qu’à l’ouverture du compte, la banque avait exigé des documents que Cider Services n’a pas put produire. C’est la raison pour laquelle sa Cliente avait proposé son compte pour les besoins des virements des paiements.

Selon lui, cette dernière assurait aussi la gestion et l’administration dudit compte. Il déclare que les plaignants ont perçu leur quote-part dans les trois premiers virements avant de Souligner que ce marché n’a connu une véritable exécution que grâce à la perspicacité de sa cliente qui a eu recours à d’autres personnes et véhicules pour le finaliser alors que ses partenaires étaient déjà parties.

Me Mong explique que pendant que sa cliente désintéressait le personnel supplémentaire, les plaignants s’étaient précipités pour bloquer le cinquième acompte de 71 millions à la banque. L’avocat pense que Mme Tsoungui a géré régulièrement les fonds et il ne lui reste qu’à faire un compte rendu à ses partenaires. Il clame l’innocence de sa cliente et demande sa relaxe pour faits non, établis. La décision du tribunal est attendu le 21 août prochain.

Kalara

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