Emmanuel Macron et Elisabeth Borne ont condamné les intimidations subies par le maire de Saint-Brevin-les-Pins. Une indignation qui survient six semaines après les violences dont l’élu et sa famille ont été la cible.
« Les attaques contre Yannick Morez, maire de Saint-Brevin-les-Pins, et contre sa famille sont indignes », a déclaré ce 11 mai Emmanuel Macron dans un tweet où il a réaffirmé sa « solidarité et celle de la Nation ». Quelques heures plus tôt, depuis l’île de la Réunion, où elle a entamé un périple de trois jours, Élisabeth Borne avait jugé « très choquant » l’incendie du domicile du maire de Saint-Brevin-les-Pins, promettant de « mieux protéger » fonctionnaires élus. « Ce qui s’est passé est très choquant et je tiens à assurer le maire de tout mon soutien », a déclaré le chef du gouvernement.
Les agressions contre Yannick Morez, maire de Saint-Brevin-les-Pins, et contre sa famille, sont scandaleuses. A cet élu de la République, à son épouse et à ses enfants, je réitère ma solidarité et celle de la Nation.
—Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 11 mai 2023
Ces réactions, venues du sommet de l’Etat, font suite à l’annonce de la démission du maire de cette commune de Loire-Atlantique. Dans un article paru dans Ouest de la France 10 mai au soir, l’élu local confie avoir adressé sa lettre de démission au préfet. Décision motivée par l’absence, à ses yeux, de tout soutien des autorités depuis l’incendie criminel de son domicile un mois et demi plus tôt.
Une catastrophe au cours de laquelle « nous avons failli mourir », témoigne l’ancien élu, qui a décidé de quitter cette commune où il vit depuis 32 ans par crainte pour la sécurité de sa femme et de leurs trois enfants. « J’ai pris cette décision pour des raisons personnelles, notamment suite à l’incendie […] et le manque de soutien de l’État, et après une longue réflexion avec ma famille », explique-t-il au quotidien régional.
La passivité de l’Etat pointée du doigt
Cette commune côtière, située en face de Saint-Nazaire, est depuis plusieurs mois le théâtre de tensions entre opposants et partisans du projet de déplacement à proximité d’une école maternelle du centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) de la commune. . Centre ouvert en 2016, pour accueillir les clandestins évacués de la « jungle de Calais ».
C’est dans ce contexte que la maison de Yannick Morez avait été partiellement incendiée, dans la nuit du 21 au 22 mars 2023. Date depuis laquelle le maire dit n’avoir obtenu aucun soutien des autorités, motivant sa démission. « Il n’a reçu aucun soutien de l’Etat dans les semaines qui ont suivi l’incendie de sa maison », abonde au micro de BFM TV Philippe Croze, président du collectif des Brévinois attentifs et solidaires, qui soutient le Cada depuis son ouverture. « Il est…
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