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les révélations « fantasques » de l’ancien jihadiste toulousain jugé pour être parti en Syrie

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Jugé devant la cour d’assises spéciale de Paris depuis lundi 16 janvier, l’ancien jihadiste toulousain, Jonathan Geffroy, proche des frères Clain, avait révélé aux enquêteurs des projets d’attentats pour négocier au mieux son retour en France. De vraies fausses révélations, selon la justice.

Des hommes crucifiés ou pendus, des cadavres mutilés, aux châtiments corporels, Jonathan Geffroy se souvient de tout. Mais ces scènes d’horreur dont l’ex-djihadiste toulousain a été témoin en Syrie, entre 2015 et 2017, n’auraient pas provoqué chez lui de graves phénomènes de décompensation ou de réactions violentes. C’est en tout cas ce qu’affirme l’expert psychologue venu témoigner, ce mercredi 18 janvier, à la barre de la cour d’assises spéciale de Paris où Jonathan Geffroy, 40 ans, est jugé, jusqu’à lundi prochain. pour association de malfaiteurs terroriste.

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« Je ne me suis pas senti agressif ou impulsif lors de notre rencontre, mais l’expertise psychologique n’est pas un détecteur de mensonges », tempère ce spécialiste. L’expert revient également sur l’état d’esprit de l’ancien combattant du califat ressentant « de la honte et de la tristesse par rapport à la déviation de l’islam », lors de son expérience de militaire affilié à l’EI pendant deux ans. Pour son avocate, Audrey Dufau, ses déclarations apparaissent plus que « sincères » et, selon elle, elles sont aussi la preuve que son client est dans une démarche de « transparence totale » par rapport à son passé.

Fin 2016, il promet des « révélations » contre un retour en France

« Jonathan Geffroy n’a jamais fait partie de l’appareil de propagande de l’Etat islamique en Syrie. Il ne faut pas surestimer ce qu’il avoue y avoir fait ». Déçu par les promesses du califat alors qu’il partait en Syrie avec sa femme et son enfant pour aider le peuple syrien martyrisé par Bachar Al-Assad, le Toulousain, alias Abou Ibrahim al Faransi, avoue deux participations aux combats, « sans avoir tiré un seul abattu », voulait y devenir ambulancier ou éducateur sportif tout en cultivant une extrême ambivalence quant à sa véritable carrière en zone irako-syrienne. Il reconnaît également un lance-roquettes au nom d’une des deux brigades jihadistes de l’EI (katibas). Tir dont le souffle lui a causé des blessures, suite à quoi il portera plainte au « bureau de l’injustice » de l’EI pour contester le manque de soutien aux militaires.

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