Le 4 mai 2023, s’est tenue la première session du Comité national d’orientation stratégique (CNOS) du Partenariat Multi–Acteurs (PMA) de la Filière Coton-Textile-Confection. La cérémonie présidée par le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey a vu la présence de plusieurs partenaires techniques et financiers et des représentants du secteur privé et public.
De ces travaux l’on apprend que le marché du pagne au Cameroun est contrôlé à moins de 10% par les locaux, qui font face à la rude concurrence des importations (en provenance d’Asie) qui s’arrogent 88% de parts de marché. Une situation accentuée par une faible industrialisation de ce pan d’activité, soit moins de 5% de la production locale est transformée par les industries et les artisans locaux. D’où les importations (des vêtements de seconde main) estimées à plus de 38 milliards de Fcfa par an, pour combler la demande locale.
Ce qui place cette filière dans une situation peu reluisante quand on sait que « les activités liées à la filière cotonnière représentent 6% des exportations hors pétrole, 14,1% du PIB de l’agriculture d’exportation, et sont source de plus de 60 % du revenu monétaire net agricole des populations de la partie Septentrionale du pays », explique Alamine Ousmane Mey.
Il faut dire que ce faible taux de transformation est aggravé par plusieurs facteurs que sont : le manque de compétitivité du Cameroun en tant que site de fabrication par rapport à d’autres pays, la mauvaise organisation et structuration du secteur artisanal au Nord et l’indisponibilité des ressources financières requises pour réaliser les investissements nécessaires.
C’est pour inverser cette tendance que plusieurs initiatives sont développées, à l’instar du Partenariat Multi-Acteurs mis en place sous l’impulsion conjointe du Comité de Compétitivité et la Coopération Allemande à travers la GIZ, dans le but d’améliorer la productivité et la compétitivité de la chaîne de valeur Coton-Textile-Confection dans tous les segments (production de coton durable, artisanat et industrie textile).
Rappelons que ces travaux s’inscrivent dans le cadre de la politique d’import-substitution impulsée par le Gouvernement du Cameroun, dans le but de donner de la valeur au Made in Cameroon.
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