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Les grands pas de l’économie numérique au Cameroun

Depuis plusieurs années maintenant, le Cameroun vibre au rythme de l’économie numérique. Les administrations publiques mutent progressivement leur mode de fonctionnement vers le digital et c’est ainsi que bon nombre de services se dématérialisent (les procédures fiscales et douanières, la production des bons de caisses pour certains agents de l’Etat, l’obtention des bulletins de solde, etc.).

Dans le secteur privé, le phénomène est peut-être plus accentué. Pratiquement plus aucune activité ne peut se passer du numérique. Dans le monde de la finance, les banques s’en servent pour satisfaire leurs clients partout où ils se trouvent, en leur offrant des services en ligne, même les plus insoupçonnés.

Les opérateurs de téléphonie participent à leur manière à la politique d’inclusion financière via le Mobile Money qui permet à ce acteurs économiques qui restent loin des banques de pouvoir réaliser des transactions monétaires et financières à diverses échelles. Le commerce en ligne a désormais le vent en poupe, grâce aux ouvertures offertes par les réseaux sociaux et autres messageries instantanées, mais aussi par les banques et les opérateurs de téléphonie mobile, pour les paiements à distance.

Ce n’est pas le secteur de l’éducation qui est en reste. Ici, même l’enseignement secondaire est désormais touché. Alors qu’il y a à peine un an encore le E-learning était l’apanage des écoles de formation du supérieur, surtout celles situées hors des frontières nationales. Il faut dire que l’apparition de la pandémie de Covid-19 en 2020 au Cameroun a contribué à accélérer la percée du numérique.

Notamment du fait de l’instauration des mesures barrières dont la distanciation physique. Et pour faciliter l’accès à ces services qui sont chaque jour un peu plus innovants, les applications développées et mises au point par des start-up aussi inventives et créatives les unes que les autres.

Il faut dire que le développement des TIC au Cameroun est une option prise par le chef de l’Etat, le président Paul Biya, pour diversifier l’économie nationale et faire de ce secteur le moteur de la croissance. C’est donc pour traduire cette volonté en acte concret que les pouvoirs publics ont engagé un vaste chantier visant à accompagner le développement harmonieux des activités dans le domaine de l’économie numérique au Cameroun.

Il s’agit essentiellement du développement des infrastructures appropriées en termes de débit des réseaux, de connectivité, d’accès et de sécurisation. C’est ainsi que ces dernières années, près dé 20.000 km de fibre optique ont été posés à travers le pays. On note également l’installation de quatre câbles sous-marins d’une capacité de 32TB, des boucles optiques urbaine, deux points d’échanges internet…)

A côté, des mesures ont été prises pour améliorer la collaboration entre différents acteurs de ce secteur en perpétuelle évolution. Il y a par exemple eu le renforcement des missions de facilitateur et de régulateur de l’Etat à travers le développement des capacités techniques et opérationnelles de l’Agence de Régulation des télécommunications, et la mise en place d’un cadre de dialogue permanent avec le secteur privé (création du cercle de concertation public privé du secteur des Télécommunications, la refonte du cadre juridique et réglementaire du secteur des Télécommunications avec des lois régissant les communications électroniques, la cybersécurité et à la cybercriminalité au Cameroun, etc.).

D’ailleurs, pour encourager les initiatives privées, surtout celles de jeunes camerounais, les rencontres de promotion et d’encouragement sont désormais légion, à l’initiative du ministère des Postes et Télécommunications, ou d’autres acteurs. On peut ainsi citer les conférences et fora économiques, les « globe-trotters » de l’économie numérique, les journées nationales, etc.

Le tout pour donner du contenu au Plan stratégique de l’Economie numérique au Cameroun, qui vise à augmenter la contribution de ce secteur au PIB, estimée à environ 10% en 2020 ; la création d’emplois directs de 10 000 en 2016 à 50 000 en 2020, entre autres.

Cameroon tribune

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