Après avoir lu et entendu les histoires d’horreur qui se sont produites dans le hockey junior au Canada, j’ai bien sûr une pensée pour les victimes, mais j’ajouterais aussi que les coupables répondent de leurs actes.
Il y a des enquêtes et on attend toujours les conclusions, notamment dans l’affaire d’un viol collectif qui aurait été commis par des joueurs de l’équipe nationale junior en 2018. Je voudrais savoir qui sont les agresseurs et ils doivent payer pour ce qu’ils ont a fait.
On raconte que certains membres de cette formation évolueraient aujourd’hui en Ligue nationale. Le commissaire Gary Bettman osera-t-il agir ? Des conséquences s’imposent, quel que soit leur statut de star.
Y aura-t-il des frais ? Condamnations ? Il est temps de découvrir ce qui s’est passé et qui est responsable, que ce soit les joueurs ou les adultes qui ont fermé les yeux sur des actes criminels. Vous n’avez pas à avancer. La lumière doit être faite et les attaques ne peuvent rester impunies.
Rien de majeur avec les Draveurs
La situation n’est pas meilleure en ce qui concerne les initiations. C’est épouvantable ce qui a été révélé
cette semaine.
Personnellement, lorsque j’étais l’entraîneur des Draveurs de Trois-Rivières dans les années 1970, je n’ai été témoin d’aucune atrocité, même si cette période a été très difficile dans la LHJMQ. Mike Bossy le disait souvent : c’était l’un des plus difficile.
Si j’avais entendu parler d’initiations qui avaient mal tourné, je serais intervenu, c’est évident. Alors ce que nous avons lu cette semaine m’a fait sursauter.
Pendant mon séjour à Trois-Rivières, les vétérans coupaient les cheveux des recrues en guise de bienvenue.
Je me souviens qu’un de mes capitaines a dû se faire raser la tête lors de sa première saison et il a mis fin à ce rituel lorsqu’il a obtenu la lettre C sur son maillot.
Malheureusement, cela nuit au hockey junior partout au pays. Cependant, ce sont avant tout des ligues de développement et de belles écoles de vie. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier, mais il est certain que les coupables doivent répondre de leurs actes.
Je suis convaincu que les gens sont maintenant au courant et que l’abcès a été crevé. Cela ne doit plus se reproduire. Ces années sombres ne reviendront pas.
Restaurants hors de prix
Même dans la LNH, je pense que c’est exagéré quand les recrues doivent payer les repas de toute l’équipe au restaurant. Il en coûte parfois 20 000 $, dont 2 000 $ de bouteilles de vin ! Souvent, les nouveaux n’ont pas cet argent. Il faut que ça cesse, car il y a des abus.
Rob Brind’Amour, entraîneur des Hurricanes de la Caroline, a dit un jour que lorsqu’il était capitaine du club, il avait aidé deux recrues et ramassé une facture astronomique.
Six Québécois
Je voudrais terminer ma chronique sur un ton plus positif. Depuis quelques matchs, il y a eu six Québécois en…
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