Lors d’une émission publique à Cankuzo, le président burundais, Evariste Ndayishimiye, a vivement pointé du doigt le Rwanda pour son soutien présumé envers les rebelles du mouvement Red-Tabara. Ses déclarations franches ont mis en lumière une relation tendue entre les deux pays, soulignant l’implication du Rwanda dans le financement, l’hébergement et le ravitaillement des groupes rebelles.
Ndayishimiye n’a pas mâché ses mots, exprimant que le soutien du Rwanda à ces groupes armés engendre la haine entre les populations des deux nations. Son discours poignant a mis en avant le paradoxe moral de ravitailler des entités responsables de la mort d’innocents, soulignant l’urgence d’une prise de conscience au niveau international.
Le président burundais a également évoqué la présence de membres du Red-Tabara parmi les rangs du M23, soulignant des preuves visuelles des militaires burundais opérant en République démocratique du Congo (RDC). Il a justifié cette intervention en comparant la solidarité régionale à une responsabilité partagée : aider le voisin en difficulté pour qu’à son tour, il puisse compter sur votre soutien.
Pourtant, Ndayishimiye n’a pas omis de critiquer le Red-Tabara, condamnant fermement ses attaques contre des civils innocents, tout en invitant les citoyens à rester vigilants. Sa déclaration, implorant chaque Burundais d’adopter une attitude vigilante face à la menace terroriste, a souligné la nécessité d’une mobilisation collective pour préserver la sécurité nationale.
Ces déclarations fracassantes du président burundais pourraient intensifier les tensions régionales et nécessitent une enquête approfondie pour démêler les implications politiques et sécuritaires. Les conséquences de telles accusations ne sont pas à sous-estimer dans un contexte déjà fragile.
En somme, cette sortie publique du président Ndayishimiye expose les fissures dans les relations régionales et met en lumière les enjeux de sécurité et de stabilité auxquels la région des Grands Lacs est confrontée.






