Le préfet du département du Mfoundi, Mariel Emmanuel Djikdent, a récemment annoncé le lancement de contrôles pour les numéros de portières des taxis circulant à Yaoundé. Cette mesure vise à renforcer la sécurité des usagers et à lutter contre la criminalité, étant donné que les agressions dans les taxis sont devenues de plus en plus fréquentes.
Selon un communiqué publié le 2 août dernier, les conducteurs et les propriétaires de taxis sont invités à se rapprocher des mairies d’arrondissement afin de se conformer à cette nouvelle réglementation. De plus, le préfet a précisé que les taxis dotés de vitres fumées seront interdits de circulation.
Le numéro de portière des taxis est une patente qui était autrefois exigée par les communes d’arrondissement. Cette patente, associée au droit de stationnement, avait un coût d’environ 10 000 FCFA il y a quelques années. Cependant, avec la révision à la hausse de l’assurance automobile il y a deux ans, le gouvernement a supprimé l’exigibilité de cette patente liée au numéro de portière.
Cependant, de nombreux chauffeurs de taxi ont plaidé en faveur du retour du numéro de portière. Selon eux, ce numéro est essentiel car il permet d’identifier facilement le chauffeur d’un taxi. En cas d’agression, il facilite également le travail de la police pour retrouver le chauffeur responsable. Certains chauffeurs estiment même que ce numéro devrait être affiché sur le capot du véhicule, où il serait plus visible.
La démarche du préfet du Mfoundi s’inscrit donc dans une volonté de renforcer la sécurité des usagers des taxis à Yaoundé. Les contrôles des numéros de portières, qui débuteront le 15 septembre prochain, contribueront à identifier clairement les chauffeurs de taxis et à dissuader les actes criminels à leur encontre.







