Le Parti de l’Alliance Libérale (PAL) a récemment annoncé sa décision de ne pas soutenir la candidature de l’ancien bâtonnier Akere Muna pour l’élection présidentielle de 2025. Célestin Bedzigui, président du PAL, a clarifié cette position dans une note d’information publiée lundi.
« La démarche de Me Akere Muna, qui sollicitait l’investiture du PAL à l’élection présidentielle de 2025, n’a pas reçu une suite favorable », a écrit Bedzigui. Il a souligné que la principale raison de ce rejet réside dans des « divergences stratégiques et opérationnelles ».
Cette annonce a surpris l’équipe de campagne d’Akere Muna. Paul Mahel, porte-parole de Muna, a déclaré avoir pris connaissance de la décision via les réseaux sociaux. « On prend acte », a-t-il commenté brièvement, rappelant son soutien indéfectible à Muna depuis la campagne de 2018.
Le PAL n’est pas étranger aux désaccords stratégiques. En 2018, juste avant l’élection présidentielle, le PAL avait rompu son alliance avec l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP) de Bello Bouba Maigari. À l’époque, Célestin Bedzigui avait critiqué la marginalisation de son parti au sein de la coalition avec l’UNDP.
Bedzigui avait accusé Bello Bouba Maigari de favoriser l’exclusion au détriment du dialogue pour résoudre les divergences politiques. En réponse, le PAL avait fait appel à la justice, affirmant que l’alliance avait pour but de combiner les forces des deux partis pour promouvoir la prospérité économique, un domaine cher au PAL.
Cette nouvelle décision du PAL de ne pas soutenir Akere Muna pour 2025 montre que le parti continue de privilégier une approche stratégique et opérationnelle qui lui est propre, malgré les défis et les alliances passées.







