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Le Mali suspendu des institutions de la CEDEAO

La décision a été prise à l’issue du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la sous-région dimanche dernier.

Depuis dimanche dernier, le Mali est suspendu de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Cette décision a été prise à l’issue du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la sous-région qui s’est tenu à Accra et dont le sujet central était l’examen de la situation au Mali après l’éviction de Bah N’Daw, le président de la transition et de son Premier ministre, Moctar Ouane, le 24 mai 2021.

Les 15 chefs d’Etat et de délégation réclament par ailleurs et instamment, la nomination d’un Premier ministre civil et la formation d’un gouvernement d’union nationale. Constatant l’assignation à résidence de Bah N’Daw et dé •Moctar Ouane, la Cédéao exige leur remise en liberté. Elle suspend le Mali, conformément aux dispositions de l’institution qui rejette toute prise de pouvoir par la force.

Le communiqué rendu public à l’issue du sommet réaffirme la nécessité du respect de la période de transition de 18 mois. Dans cette perspective, les élections générales restent maintenues en février 2022. Les chefs d’Etat n’ont fait aucun cas de sanctions économiques.

« C’est le peuple malien qui est protégé par l’absence de ces sanctions économiques », commente Hamidou Doumbia, secrétaire politique du parti Yeléma. La Cédéao est restée silencieuse par rapport à une possibilité de retour des personnalités déchues au pouvoir et même l’hypothèse de la désignation d’un nouvel exécutif civil.

A Bamako, les tractations continuent entre le colonel Assimi Goïta et les acteurs politiques en vue de la nomination d’un Premier ministre. Le M5-RFP, principal mouvement d’opposition, a été approché. Un responsable de ce mouvement ayant requis l’anonymat estime que le fait que la Cédéao n’ait pas réclamé un nouveau président est un bon signal.

Pour plusieurs formations politiques comme l’Adema, le respect des délais fixés pour la transition est primordial. Il s’agit de tout faire pour que cette période d’exception dure le moins longtemps possible. Une échéance que la Cédéao exhorte à maintenir.

Depuis la prise de pouvoir par le colonel Assimi Goïta, les Etats Unis ont également pris des sanctions contre le Mali en suspendant l’aide militaire et en restreignant l’octroi de visas. La France menace de retirer ses troupes‘du pays. L’Union africaine et l’Union européenne ont condamné le coup de force sans mesures coercitives.

Cameroon tribune

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