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Le Conseil national de la communication est-il le refuge des retraités de la Crtv ?

4 membres sur les y nommés par le chef de l’État, vendredi dernier, sont passés sur les antennes de la Cameroon radio and television (Crtv).

Le Conseil national de la Communication affiche un nouveau visage. C’est à la faveur du décret présidentiel signé le 4 juin dernier, portant nomination, de nouveaux membres. Ainsi, sur l’ancienne équipe qui comptait neuf membres, on compte 2 rescapés, le vice-président Joseph Janvier Mvoto Obounou et Guibai Gatama, directeur de publication du journal Œil du sahel.

S’agissant des 7 nouveaux membres, la Crtv se taille la part du lion avec 7 anciens. Il faut y ajouter deux enseignants dont l’un de droit privé et l’autre de journalisme, et un contractuel d’administration précédemment en service au ministère de la Communication.

Peter Essoka, l’ancien président a été remplacé par son ancien collègue, Joseph Chebonkeng Kalabubse, fraîchement admis à faire valoir ses droite à la retraite. Nommé à ce poste en 2015 en replacement du tout premier président du Cnc, Mgr Joseph Befe Ateba décédé, en 2014, Peter Essoka ancien commentateur de match et traducteur des discours du chef de l’État en langue anglaise a vu son mandat de 6 ans arrivé à expiration.

Conformément à la loi portant organisation de cette structure, le président et les membres sont nommés pour un mandat de 3 ans, renouvelable une fois.

Parmi les nouveaux arrivants en plus du nouveau président, Serge Ngando Ntonè, journaliste à la retraite, ancien chef de station Crtv Littoral, Michel Moindjel Ngol (ancien journaliste de la Crtv), Oumarou Mongolo (ancien journaliste à la Crtv), Pr Keugong Ngueken Rolande Saurelle épouse Watcho (enseignante de droit), Christine Barya Nadao épouse Hamadjoulde (journaliste ancien délégué régional du Mincom de l’Adamaoua), EnowTanjong (enseignant de journalisme à l’Université de Buea).

En attendant l’installation de cette nouvelle équipe sur laquelle, (es journalistes fondent de nombreux espoirs, sur un véritable changement de cap et surtout d’une régulation à la hauteur. L’équipe sortant a fortement été décrédibilisée par ses sanctions parfois jugées à tête chercheuse tout comme bon nombre de ses membres étaient accusés à tort ou à raison de corruption.

Il leur était reproché, de prendre des décisions qui n’obéissaient à aucune norme. D’où les intetminables-procès perdus devant le juge administratif et qui ont considérablement dilué l’influence de cet organe auprès des hommes et des femmes de médias.

Polémique sur le choix des présidents De nombreux journalistes exerçant dans le secteur privé s’insurgent, contre la nomination à la présidence ainsi qu’à, la vice-présidence d’anciens journalistes de la Crtv. Les deux derniers présidents (Peter Essoka et Joseph Chebonkeng Kalabubse), sont tous deux anciens journalistes de la Crtv.

Une situation qui n’est pas du goût de certains exerçant dans le secteur privé. Pour eux, en plus du fait qu’il aurait été nécessaire que les journalistes désignent eux-mêmes le président, le mieux serait de permuter de temps à autre entre journalistes du secteur privé et ceux du secteur public.

Ce d’autant plus, ajoutent-ils, ce sont en grande partie le travail des journalistes du secteur privé qui est souvent contesté. Leurs paires seraient donc mieux placer pour en juger des faits qui leur sont reprochés.

Info Matin

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