Une nouvelle donne politique semble émerger au Cameroun avec l’introduction d’une procédure de légalisation du Social Democratic Face Front auprès de l’administration publique, actuellement en cours au ministère de l’Administration territoriale.
Cette initiative soulève des questions et suscite des inquiétudes quant à une éventuelle division au sein du Social Democratic Front, fondé en 1990 par feu Ni John Fru Ndi. Si cette procédure aboutit, le parti historique pourrait se retrouver en concurrence avec une faction rivale, le Social Democratic Face Front.
L’annonce de cette démarche est intervenue suite à une correspondance du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, adressée à Shewa David Daniel, demandeur de la légalisation du nouveau parti politique. Dans sa réponse, le ministre assure que le dossier est en cours de traitement et promet de communiquer les suites réservées dans les meilleurs délais.
Cette nouvelle intervient à un moment crucial pour le Social Democratic Front, à l’approche de la célébration de ses 34 ans d’existence. Alors que le nouveau président du parti, le député Joshua Osih, entreprend une tournée nationale pour redynamiser la formation politique, cette division potentielle risque de fragiliser davantage l’opposition camerounaise.
La perspective d’une multiplication des factions au sein du Social Democratic Front soulève des préoccupations quant à la stabilité et à l’efficacité de ce parti politique, autrefois considéré comme le principal parti d’opposition au Cameroun. Cette division pourrait également affaiblir d’autres formations politiques d’opposition déjà en proie à des luttes internes, telles que l’UPC et le PCRN.
Alors que le pays se prépare pour les élections de 2025, il est essentiel pour le ministère de l’Administration territoriale de prendre des mesures pour éviter une fragmentation excessive de la scène politique, garantissant ainsi un processus électoral équitable et démocratique.







