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L’arboriculture malmenée par le réchauffement climatique

La première semaine d’avril aura été très stressante pour des milliers d’arboriculteurs et viticulteurs en France. Les risques de gelées nocturnes dans plusieurs régions du pays font craindre le pire pour les arbres fruitiers et les vignes en cours de floraison ou de bourgeonnement. Des reportages télévisés nous ont montré des images de producteurs entretenant des feux nocturnes le soir du 4 avril et mettant en place d’autres procédés pour tenter de maintenir une température de +1°C dans telle ou telle parcelle, alors qu’elle risquait de tomber à -3 ou -4 °C au petit matin. Parce qu’une promesse d’une récolte abondante peut être brisée du jour au lendemain. Le lendemain, un arboriculteur de la Drôme déclare sur France Info : « Les alarmes nous ont réveillés à 2 heures du matin et nous avons protégé certains vergers par aspersion d’eau ». Depuis, il semble que les dégâts n’aient touché que quelques vergers de la Drôme et de l’Ardèche.

Tardives ou non, les gelées printanières sont de plus en plus fréquentes et dévastatrices en France. Le rapport du GIEC publié le 20 mars nous place dans la perspective d’un réchauffement climatique proche de +3°C en 2100 si l’évolution des émissions de CO2 se poursuit au rythme actuel. Ce réchauffement climatique est marqué par une douceur hivernale favorable à une reprise de la végétation de plus en plus tôt dans l’année. Néanmoins, les nuits fraîches avec de fortes gelées sont également courantes en avril et en mai. Ils peuvent survenir plusieurs années de suite dans certaines de nos régions. Cela conduit alors à des pertes de récolte avant même que le fruit ne se forme. D’autres destructions surviennent en plein été, suite à des orages de grêle de plus en plus nombreux.

Pertes de récolte douloureuses en viticulture

Vigneronne à Westhalten dans le Haut-Rhin, Agathe Bursin, a été victime du gel en 2021 et n’a plus rien à vendre depuis des mois. Il faudra attendre la mise en bouteille du millésime 2022 pour répondre aux attentes de ses clients dont certains sont importateurs. Dix ans après son installation, nous l’avons rencontrée en 2010 sur sa ferme de quatre hectares à l’époque, dans le cadre du « Tour de France des femmes vigneronnes », publié cette année-là dans L’Humanité-Dimanche ». Elle vendait alors en moyenne 12 000 bouteilles par an. La qualité de ses vins nous a fait forte impression et lui a depuis gagné des parts de marché. Elle nous a dit ce jour-là :

« Je passe 80 % de mon temps à la vigne, car c’est elle qui m’apportera la bonne solution. La meilleure expression du vin provient de raisins de bonne qualité. Après, on peut donner plus ou moins de puissance à un vin par la méthode de vinification. Mais ce qui m’importe avant tout, c’est de me rapprocher de cette osmose à 100% entre les raisins que je récolte et les vins que je produis. Je…

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