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La victoire dépend de chacun d’entre nous

Par notre mobilisation exceptionnelle, nous avons déjoué toutes les prédictions du gouvernement. Nous avons vaincu le fatalisme et la résignation et maintenu la mobilisation malgré les vacances. L’unité syndicale est cimentée par une revendication claire, le retrait, et se décline dans les territoires et dans de plus en plus d’entreprises et de branches. Nous avons démantelé les multiples mensonges du gouvernement. Non, il n’y aura pas de pension minimum de 1 200 euros. Non, la réforme ne sera pas favorable aux femmes, au contraire ! Non, il ne s’agit pas de sauver la distribution, qui, en principe, ne peut pas faire faillite, mais, par la baisse de la protection de nos régimes de retraite solidaire, de pousser toujours plus de salariés vers la capitalisation. Dépourvue de ces artifices, la réforme est désormais éclairée d’une lumière crue : on vole deux ans de vie pour satisfaire l’ego du président, Bruxelles et les marchés financiers.

Pour obtenir le retrait de cette réforme injuste et violente, nous devons faire un pas de plus. C’est le sens de l’appel inédit de l’intersyndicale à mettre le pays à l’arrêt le 7 mars et à participer aux initiatives du 8 mars, journée de grève féministe. L’occasion de dénoncer l’impact de la réforme pour les femmes et de montrer l’enjeu de l’égalité salariale. Mettre fin à l’écart de rémunération de 28 % entre les femmes et les hommes permettrait non seulement d’augmenter les salaires et les retraites des femmes, mais aussi de résoudre le déficit invoqué par le gouvernement pour justifier sa réforme. Le 8 mars est un levier pour élargir encore le mouvement et montrer la société que nous voulons. Une société égalitaire et féministe. Une société où le temps de travail se réduit avec la retraite à 60 ans pour que chacun puisse avoir une carrière complète tout en ayant le temps de s’occuper de ses proches. Le 8 mars est aussi un point d’appui pour mettre à l’ordre du jour la grève renouvelable dans la mesure du possible.

Il ne s’agit pas de « bloquer » quelques secteurs stratégiques, mais d’être le plus nombreux possible à faire grève pour montrer que sans notre travail le pays ne peut pas fonctionner. Quel que soit notre secteur, notre place au travail, notre grève compte. Elle nous permet de remettre les pendules à l’heure : notre travail n’est pas un coût, mais une richesse, et faire grève génère de lourdes pertes économiques pour les employeurs. Mais la grève de tous ceux qui travaillent dans les services publics ou le tiers secteur sert aussi à assurer la popularité du mouvement. Par exemple, la fermeture des écoles perturbe directement l’économie et a aussi un effet incitatif vis-à-vis de tous les travailleurs. De même, faire apparaître en amont un manager ou un encadrant comme gréviste a un effet d’entraînement important vis-à-vis des équipes, cela rend la grève plus facile et…

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