La présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, a récemment annoncé que plus de 200 000 réfugiés présents sur le sol tanzanien devraient bientôt regagner leurs pays d’origine, que ce soit de manière volontaire ou non. Cette décision a été prise en considération de la recommandation du haut commandant de l’armée tanzanienne, invoquant des préoccupations croissantes en matière de sécurité liées à la présence de ces réfugiés.
Lors d’une rencontre à Dar es-Salaam, la présidente Samia a déclaré : « En tant que chef de l’État, j’ai pris en compte votre recommandation d’identifier tous les réfugiés résidant en Tanzanie, (…) afin que nous puissions voir comment nous pouvons les renvoyer dans leur pays d’origine. »
Cependant, cette annonce soulève des préoccupations humanitaires et des appels à la révision de la décision. Boniface Mwabukusi, un défenseur des droits de l’Homme, a plaidé en faveur de la vie et de la sécurité des réfugiés, soulignant l’obligation internationale et morale d’accueillir ceux qui cherchent refuge.
La Tanzanie a longtemps été une terre d’accueil pour les réfugiés en provenance de pays voisins tels que le Rwanda, le Burundi et le Congo. Cependant, le gouvernement estime avoir déjà fourni des efforts considérables en matière d’accueil, d’autant plus que l’aide internationale en faveur des réfugiés diminue progressivement.
Cette annonce suscite des inquiétudes quant à l’impact sur la vie et la sécurité des réfugiés, et certains appellent à une approche plus réfléchie afin de concilier les considérations de sécurité nationale avec les principes humanitaires.






