Cameroun Actuel

La surenchère du prix du riz contrarie les ménages

Sous forme de riz sauté ou blanc, cette denrée est l’une des plus consommées au Cameroun. Sa cherté sur le marché contrarie de nombreuses ménagères surtout celles à faibles revenus. Il faut multiplier les équations pour gérer l’argent de ration. Assise sur sa véranda, Maguy Levodo réfléchit sur le menu du jour.

Comme ration, elle a reçu la somme de 2000 Fcfa pour deux jours* Après une dizaine de minutes de réflexion, elle a enfin trouvé le menu du jour. Du riz avec le bouillon de maquereaux. Aussitôt, elle interpelle sa fille ainée, Joëlle, âgée de 16 ans pour se rendre au petit marché du quartier.

Sur un bout de papier, elle a mentionné les différents achats à faire. Le poisson pour 1000 fcfa, l’huile de 200 Fcfa, le riz de 450 Fcfa, la tomate de 200 Fcfa, le djansang de 100 Fcfa et les cubes de 50 Fcfa. Arrivée au marché, le kilo de riz qui coûtait 450 fcfa est à 500 Fcfa désormais.

« Le riz a augmenté. Le sac de 25 kilos qui coûtait 9500 fcfa est déjà à 11000 et celui de 12000 fcfa à 13000 fcfa », lui explique le boutiquier. Face à cette situation, Joëlle est obligée d’annuler les cubes pour pouvoir acheter du riz. De retour à la maison, elle narre la situation à sa mère. « Le riz ce n’est plus 450 fcfa mais 500 fera », dit-elle.

« Tous les jours les prix sont revus à la hausse. Vous pensez que . nous vivons comment ? Nous n’avons pas tous le même rythme de vie. Lorsque vous décidez d’augmenter les prix, il faut penser à ceux qui se débrouillent. Où vais-je prendre 50 Fcfa là maintenant pour acheter du cube ? », se plaint Maguy, énervée, qui arrache le panier entre les mains de sa fille.

« Lorsque je vais dire à votre père que 2000 Fcfa c’est insuffisant, il va me menacer de ne même plus donner ces 2000 Fcfa. Voilà tous les jours les prix changent », ajoute-t-elle.

Les commerçants expliquent que la faute ne leur revient pas. « Ce sont les prix que nous trouvons lors des achats. Parfois les prix sont homologués par le ministère du Commerce. Nous ne sommes que des commerçants et nous nous soumettons au respect des décisions. Nous achetons pour venir revendre », confie Abakar.

Pour Ibrahim, il n’est pas question d’acheter cher et être perdant. « Je ne fais pas le commerce pour perdre mais pour gagner. Nous notons également le cout élevé des importations ».

Le Jour

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