Le collectif « Lützerath lebt! » fait état de dizaines de blessés, certains grièvement, dans les rangs des militants, notamment à cause de morsures de chiens et de canons à eau. Selon la police allemande, quelque 70 policiers ont été blessés dans les affrontements avec des milliers de manifestants opposés à l’extension d’une mine de charbon dans l’ouest de l’Allemagne.
Des militants opposés à l’extension d’une mine de charbon dans l’ouest de l’Allemagne ont accusé dimanche 15 janvier la police d’avoir « violemment » réprimé leur manifestation de la veille, qui a dégénéré en affrontements où des dizaines de policiers et de manifestants ont été blessés.
Environ 15 000 manifestants, selon la police allemande – 35 000 selon les organisateurs -, dont l’activiste suédoise Greta Thunberg, ont protesté contre l’extension d’une mine de lignite à ciel ouvert entraînant la destruction du hameau de Lützerath, dans le bassin du Rhin, entre Düsseldorf et Cologne, soutenant des militants qui occupaient le site et que la police s’est engagée à déloger depuis mercredi.
Une porte-parole des organisateurs de la manifestation, Indigo Drau, a accusé la police lors d’une conférence de presse de « violence pure », affirmant que les policiers avaient battu les militants « sans retenue », notamment en les frappant à la tête.
Situation « très calme » dimanche
La dette de Lützerath ! fait état samedi de dizaines de blessés, certains grièvement, dans les rangs des militants. Vingt d’entre eux ont été hospitalisés, selon une infirmière du groupe militant, Birte Schramm.
La police a indiqué dimanche qu’environ 70 de ses agents avaient été blessés samedi et que des poursuites judiciaires avaient été engagées contre environ 150 personnes.
La situation sur le terrain était redevenue « très calme » dimanche, selon la police.
L’opération d’évacuation à Lützerath est politiquement délicate pour la coalition du social-démocrate Olaf Scholz, qui gouverne avec les écologistes, accusés par des militants d’avoir trahi leurs engagements.
Le gouvernement considère l’extension de la mine exploitée par le géant énergétique RWE nécessaire à la sécurité énergétique de l’Allemagne, qui doit compenser l’interruption des approvisionnements en gaz russe, une raison impérieuse que les opposants contestent, au nom de la lutte contre les énergies fossiles.
Avec l’AFP
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