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la maison du résistant Jean Bégué squattée par une famille

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Située dans le quartier des Sept-Deniers, la maison d’une figure de la résistance est squattée depuis ce samedi par une famille. Il y a deux ans déjà, elle était occupée. La fille du résistant est « écœurée ».

Quand l’histoire de Toulouse et des parcours de vie difficiles se heurtent, la situation devient inextricable. Depuis samedi, la maison du résistant Jean Bégué, celle-là même où il a été torturé pendant l’occupation dans le quartier des Sept-Deniers, est squattée.
La mémoire de cet homme, mort en 1982, et dont un rond-point porte le nom, est aujourd’hui conservée par sa fille, Monique, 80 ans, qui s’estime « impuissante ».
Déjà en 2021, des squatteurs avaient occupé et endommagé les lieux. Cette fois, ceux qui ont mis leur nom sur la boîte aux lettres de l’immeuble ont un profil bien différent.

« Nous n’avons pas d’autre solution »

« Nous sommes des Macédoniens, décrivent-ils. Nous sommes en France depuis six ans ». Ce couple et six enfants âgés de 5 à 16 ans ont emménagé ce week-end dans la maison de Jean Bégué. « Parce que nous n’avons pas d’autre solution, regrettent-ils. Si tel était le cas, nous quitterions la maison avec grand plaisir ».
Selon les squatters, « ni le 115 ni la préfecture ne peuvent trouver de solution car nous sommes nombreux. D’autres ont été aidés ». Alors, après avoir constaté que cette maison était inoccupée, ils se mirent en route. Mais pour Monique, « à 80 ans, c’est quelque chose de difficile à vivre. Mon père a été torturé ici, contre un arbre centenaire. Je me bats avec cette horde d’envahisseurs qui me nargue depuis les fenêtres. Cela me révolte d’être dépossédé de la sueur de mes ancêtres ».
Selon elle, si la maison est vide de tout habitant, elle n’est pas abandonnée pour autant. « Avec mon mari, nous venons très régulièrement nous occuper du jardin ». Les voisins confirment.
De son côté, la famille macédonienne, ouverte au dialogue, s’affaire à nettoyer la maison et ses alentours. « Quand nous sommes arrivés, beaucoup de choses étaient cassées. On nous a dit qu’il y avait eu des squatters. Nous savons aussi que des trafiquants de drogue sont venus ici. En étant là, on le protège en quelque sorte parce qu’on en prend soin. Nous sommes même prêts à donner un peu d’argent à cette dame pour qu’elle arrête de dormir sur les trottoirs ».
Monique et les squatters demandeurs d’asile ont finalement le même objectif : « trouver une solution » afin de libérer les lieux. Ils se tournent vers la Préfecture dans l’espoir d’une « expulsion » pour l’octogénaire, d’un « relogement » pour la famille.

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