Cameroun Actuel

La justice rouvre l’enquête sur un gilet jaune étourdi au LBD à Paris — RT en français

Une policière accusée d’avoir tiré sur un gilet jaune lors d’une manifestation en mars 2019 avait été licenciée. Cette décision a été cassée par la cour d’appel de Paris le 14 février.

La cour d’appel de Paris a rouvert le 14 février l’enquête sur l’éventration d’un Gilet jaune, David Breidenstein, par un tir de LBD en mars 2019 à Paris, infirmant le non-lieu prononcé en juillet pour la policière soupçonnée d’en être l’auteur. « Je suis content, c’est très bien », a réagi auprès de l’AFP David Breindestein.

La chambre de l’instruction « a renvoyé le dossier au juge d’instruction », a indiqué une source judiciaire, dans cette affaire dans laquelle la policière Marine V. est considérée par la justice comme l’auteur de la fusillade, ce qu’elle conteste.

Lors d’une audience à la cour d’appel de Paris le 17 janvier, en présence de Davis Breidenstein et d’un rassemblement de gilets jaunes mutilés, le parquet avait demandé confirmation du non-lieu.

Légalité du tournage contestée

Le 16 mars 2019, lors d’une manifestation sur les Champs-Elysées, cette policière de la BAC de Paris avait tiré 15 fois avec son LBD, notamment à l’endroit et au moment de la blessure de ce gilet jaune.

Lors de l’enquête, elle s’est dite « sûre » qu’elle n’avait pas touché David Breidenstein « puisque je n’ai pas tiré dans le haut du corps et qu’il ne nous lançait pas de projectile ». Les vidéos du 16 mars, filmées par la caméra de son LBD, ont été effacées. Pour le juge qui a signé le non-lieu en juillet, l’enquête a établi que « Marine V. doit être considérée comme l’auteur de la fusillade » de LBD en cause.

Mais vient ensuite la question de la légalité du tir : au moment de la blessure, « les policiers présents ont été exposés à des violences, menaces et agressions qui justifient l’usage des LBD », a tranché le juge. Lors d’une audition, David Breidenstein avait déclaré qu’il se promenait alors tranquillement sur les Champs-Elysées, à l’écart des personnes violentes, et ne représentait aucun danger.

Son avocat Me Arié Alimi a contesté l’usage régulier du LBD par Marine V., notamment parce que son tir, via cette arme très précise, avait atteint l’oeil de son client alors qu’il est interdit de viser au-dessus du torse.

« Bien qu’il soit plausible de penser que [David Breidenstein] n’était pas la cible, le simple fait qu’il n’ait pas atteint la personne visée ne suffit pas à démontrer « l’usage illégal du LBD, avait jugé le magistrat.

Il n’a pas été possible dans l’immédiat de connaître les motifs de l’arrêt de la cour d’appel. Sollicité, Maître Laurent-Franck Liénard, avocat de Marine V., n’a pas souhaité faire de commentaire.

Toutes les actualités du site n’expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à…

Lire la suite de l’article sur nouvelles-dujour.com

Cameroun Actuel
Me suivre

Laisser un commentaire

Dernières nouvelles

Suivez-nous !

Lire aussi

Activer les Notifications OK Non Merci