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Aux assises de l’Ariège, l’avocat d’un des accusés a fait sa plaidoirie ce jeudi 11 mai 2023, égratignant notamment l’avocat général. Pour lui, la peine requise n’est pas conforme à la coopération de son client lors de l’enquête.
Me Frédéric Dutin reste interloqué. Cet avocat du barreau de Mont-de-Marsan est très loin de goûter la peine requise contre son client ce jeudi 11 mai 2023, à savoir 30 ans de prison avec une période de sécurité de 18 ans. Depuis plusieurs jours, le Landais défend Stiven Chaudy devant la cour d’assises de l’Ariège, au tribunal de Foix.
Face aux juges et aux jurés, il débute son argumentation en évoquant les accusés : « Je ne vous demande pas de les aimer, mais de les respecter. avocat général. »
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Pour autant, il n’épargne pas les frères Chaudy, et notamment son client, le plus jeune des deux : « Il y a le côté obscur. Ce casier judiciaire, cette toxicomanie, cette espèce de caniveau dans lequel il se vautre depuis des années. ans… C’est vivre une vie chaotique, une vie de pauvre. »
« Il paie encore les conséquences d’être celui qui bave »
Mais là où l’aîné continue de démentir, « Piben » lui a avoué, donnant beaucoup d’informations aux enquêteurs. Selon la défense, cet élément n’est pas anodin lorsqu’il s’agit d’établir la peine que le prévenu devra purger : « C’est lui qui va coopérer à l’enquête, celui qui dira les choses sans hostilité, sans agressivité. »
Et de poursuivre avec confiance : « La justice doit encore donner un gage, une prime à celui qui dit la vérité, quel que soit son casier judiciaire. L’enquête aurait-elle été construite s’il n’avait rien dit ? Aujourd’hui, il paie encore la famille conséquences d’être celui qui bave, même dans les geôles de la maison d’arrêt de Foix.
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Pendant une heure et dix-sept minutes de plaidoirie, Me Dutin ne manque pas de gratter le parquet. Il évoque aussi longuement un éventuel mésusage du Subutex, un médicament de substitution, longtemps pris par la victime. Néanmoins : la mort de Marie « reste liée à ce qu’ils ont fait ». Pour les conseils de Stiven Chaudy, c’est indéniable.
La deuxième partie de son argumentation porte sur les capacités intellectuelles de son client, selon lui à l’origine de ses actes dramatiques : « C’est une personne faible, précise le psychologue dans son rapport. […] Alors il entoure [le visage] de scotch comme un crétin, sans penser à ce qui pourrait arriver ensuite. Malheureusement, Madame est morte à cause de cette construction intellectuelle. »
Ce vendredi 12 mai, c’est à Me Courdesses de plaider la défense de Christophe Chaudy, l’autre…
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