Cameroun Actuel

La doune lance la chasse aux véhicules frauduleusement en circulation au Cameroun

Une centaine d’éléments du groupement spécial d’intervention des gabelous a été officiellement déployée sur l’étendue du territoire national, le 8 juin, pour traquer tous les fraudeurs.

La Douane camerounaise fait de la lutte contre la contrebande une affaire personnelle. La chasse aux véhicules et engins frauduleusement en circulation au Cameroun a été officiellement lancée le 8 juin 2021 par la Douane camerounaise sous l’impulsion de son directeur général, Fongod Edwin Nuvaga. Une centaine d’éléments du groupement spécial d’intervention de cette administration est déployée à cet effet sur l’étendue du territoire national.

L’objectif est d’identifier et d’accoster les véhicules illégalement entrés au Cameroun par voie terrestre. Pour les gabelous, l’exercice consiste à contrôler le numéro de châssis de chaque véhicule. Une fois que ce numéro est introduit dans la base de données de la douane, le véhicule est identifié comme en règle ou frauduleusement entré dans le pays, apprend-on au 13 heures de Crtv radio.

Pour lutter efficacement contre la fraude et la contrebande des véhicules en circulation mais non dédouanés, la douane et le ministère des Transports (Mintransports) ont conçu un logiciel informatique baptisé «Cosmos». L’opération a déjà permis la saisie de 200 véhicules depuis février dernier. Il s’agit pour Fongod Edwin Nuvaga et ses collaborateurs, à travers ce dispositif informatique, de bloquer toute procédure d’immatriculation d’un véhicule n’ayant pas été dédouané au préalable. «Car la procédure normale consiste à dédouaner les véhicules avant Economie

de les immatriculer», explique un cadre de la douane, qui indique que cette application est uh renfort technologique de taille dans la lutte contre la contrebande des véhicules et autres engins roulants.

La question principale qui taraude les esprits concerne l’origine de ces _ véhicules pris en contrebande. D’autres sources internes pointent clairement un doigt accusateur sur «la corruption et le laxisme dans la chaîne d’importation de véhicules». Mais aussi lés frontières poreuses.

Dans une grande entreprise de location de véhicules de tourisme et engins roulants, on dit respecter scrupuleusement la réglementation: «nous avons un procédé spécial et un accord particulier avec certaines administrations. Lorsqu’un de nos clients est interpellé, nous présentons immédiatement le document de douanes probant», explique Aziz, vendeur de voitures d’occasion. La filière béninoise est particulièrement scrutée par les douanes camerounaises du fait de la prolifération des véhicules non-dédouanées en provenance de Cotonou.

Pour l’instant, la douane n’a pas encore indiqué le nombre de véhicules qui échappent au dédouanement, encore moins son manque à gagner. Mais elle veut engranger plus d’argent en traquant les véhicules de contrebande pour atteindre son objectif de collecte de 804 milliards Fcfa prescrit par la loi de finances 2021.

Info Matin

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