L’annonce tant attendue de Joe Biden, président des États-Unis, de ne pas briguer un second mandat en 2024 est tombée après un débat présidentiel désastreux le 27 juin 2024, révélant son incapacité à maintenir une conversation fluide. Battu par le candidat républicain Donald Trump, Biden a suscité une véritable tempête au sein des démocrates.
Pressions et Détermination
Les appels à se retirer se sont intensifiés, y compris une note confidentielle de l’ancien président Barack Obama, mais Biden est resté défiant, promettant de battre Trump lors du prochain débat présidentiel en septembre 2024. Toutefois, il n’a pas attendu jusque-là pour annoncer qu’il renonçait à un second mandat, devenant ainsi le premier président en exercice à ne pas se représenter depuis des décennies.
Raisons de la Décision
La situation de santé et l’âge avancé de Biden ont été avancés comme les principales raisons de son retrait, des éléments exploités par les républicains sous la houlette de Donald Trump comme stratégie de campagne. Malgré l’insistance de Biden sur sa forme physique, des bévues remarquables lors de la réunion de l’OTAN en juillet, où il a confondu Poutine avec le président ukrainien et appelé sa vice-présidente Donald Trump, ont alimenté les doutes.
Leçons pour les Présidents Africains
Cette décision de Biden offre des leçons cruciales pour les présidents africains. Elle démontre la capacité d’un leader à écouter son peuple, à ne pas être égoïste, et à reconnaître que l’âge limite ses capacités. C’est un grand pas pour la démocratie.
En revanche, les dirigeants africains, notamment en Afrique francophone, pourraient conseiller à Biden de rester au pouvoir, soulignant la « douceur » du pouvoir. Voici quelques exemples :
Paul Biya du Cameroun
Le 4 novembre 1982, l’ancien président Ahmadou Ahidjo a démissionné, laissant le pouvoir à Paul Biya, alors Premier ministre. Depuis son investiture le 6 novembre, Biya, aujourd’hui âgé de 91 ans, a conservé le pouvoir pendant 42 ans et montre peu d’intérêt à le céder, malgré son âge avancé et ses limitations physiques. Il est probable qu’il soit candidat à l’élection présidentielle de 2025.
Teodoro Obiang Nguema de Guinée Équatoriale
Président depuis 1979, Teodoro Obiang Nguema est le président en exercice le plus ancien d’Afrique. À 80 ans, il a transformé son pays en une possession personnelle, plaçant sa famille, notamment son fils Teodoro Nguema Obiang Mangue, à des postes clés. Nguema ne montre aucun signe de vouloir se retirer.
Yoweri Museveni de l’Ouganda
Considéré comme autocratique, Museveni est au pouvoir depuis 1986, soit 38 ans. Comme Obiang, il a placé son fils au ministère de la Défense, le préparant potentiellement à lui succéder.
Les critiques estiment que Biya (91 ans), Nguema et Museveni (80 ans chacun) méritent de se reposer et de laisser la jeune génération accéder au pouvoir. Bien que cette liste ne soit pas exhaustive, ces trois dirigeants incarnent un trio dont beaucoup espèrent voir le retrait. La décision de Biden de se retirer montre une ouverture vers une meilleure pratique démocratique que les présidents africains pourraient envisager d’adopter.






