l’essentiel
Deux frères et un autre individu ont été jugés et reconnus coupables d’avoir volé un camion-benne de salon funéraire, de l’avoir abandonné sur l’autoroute et d’avoir coupé le treillis métallique pour quitter les lieux.
Ils sont deux à la barre du tribunal, le troisième prévenu est absent mais représenté par son avocat. Tous nient les faits malgré la présentation des faits par le président qui laisse pourtant peu de place aux explications diverses et fantaisistes que les prévenus ont avancées à de nombreuses reprises. Il faut dire aussi que les casiers judiciaires de chacun d’entre eux ne jouent pas en leur faveur avec de très nombreuses mentions pour vols aggravés, port d’armes, conduite sans permis ou autres vols en réunion qui plombent les explications de simple marche à proximité d’une autoroute, l’une des versions servies par les trois protagonistes.
Au moment des faits, des témoins ont alerté la gendarmerie de la présence de deux hommes qui ont garé un camion benne sur le bord de l’autoroute, enjambé la barrière, escaladé le talus puis entendu des bruits de coupure de clôture. Arrivés sur les lieux, les policiers vont appréhender les deux prévenus comme l’explique le président du tribunal : « La description des individus par les témoins correspond à ceux interpellés non loin de la, PA et NA, sur une route départementale, à pied « . La première fois, vous avez dit que vous aviez perdu un pari et que vous deviez rebrousser chemin. Un troisième individu, RA, le frère de PA, sera interpellé plus tard, toujours dans le secteur et placé en garde à vue ». Au cours des investigations, les gendarmes découvriront que le véhicule abandonné, un camion benne, avait été volé dans un funérarium de Capvern : « Le camion avait disparu ce jour-là, après qu’une chaîne et un cadenas aient été détruits ». Des témoins reconnaîtront les deux individus pendant le rembourrage.
« Nos maîtresses nous ont abandonnés sur la route »
« Pur hasard » selon les prévenus, ce véhicule volé a été suivi, lors du passage au péage par une autre camionnette, conduite par le frère d’un des deux fugitifs qui a aussi son explication : « J’étais sur l’autoroute, ma femme devait me suivre mais je ne pouvais plus la voir et comme elle était enceinte j’ai cru qu’elle ne m’avait pas vu prendre l’autoroute alors je suis sorti et je suis retourné sur la nationale pour voir si je trouvais ». Alors, à ne surtout pas décrocher les deux autres malgré les téléphones, qui font le même trajet, qui aboutissent aux mêmes endroits et les appels entre les deux frères, là encore des coïncidences.
C’est le moment que les deux autres ont choisi de donner une autre version, vaudeville, pour expliquer leur présence là-bas : « Vous avez expliqué que vous étiez tous les deux avec vos maîtresses respectives, il y a eu une dispute, et les deux femmes…
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