Cameroun Actuel

Goulfey, la cité Kotoko

Goulfey est une commune du Cameroun située dans la région de l’Extrême-Nord, département du Logone-et-Chari, à proximité de la frontière avec le Tchad.

HISTORIQUE :

La principauté Kotoko de Goulfey fut fondée par un groupe Sao venu de l’Est sous la conduite d’un chef nommé Mamba. Ce groupe Sao s’est implanté sur ce site après avoir parcouru une longue distance.

Après la traversée du fleuve Chari, une femme aurait planté une sagaie et ce lieu fut choisi pour édifier la cité de Goulfey. En plantant cette sagaie, Oulmé Machilanga a dit ‘‘Malgbwé’’, qui signifie dans la langue Sao. je suis une source fatiguée. Dès lors, cette localité prit le nom de Malgbwé et ses habitants sont appelés les ‘‘Tchalegbwé’’.

Cette appellation changea pendant la colonisation et devint Goulfey. En effet, les occidentaux auraient demandé le nom de cette cité à deux arabes et ces derniers auraient dit ‘‘goul-fey’ qui signifie littéralement en arabe dit au hasard

Les français retinrent le nom Goulfey qui devient l’appellation officielle de cette cité. Dès lors, qui sont les habitants de cette cité?Par ailleurs, les fouilles archéologiques signalent la présence humaine à Goulfey autour du Ve siècle avant JC. Cette partie du bassin tchadien était alors occupée par les Sao, peuple légendaire et auteur de la brillante civilisation de la terre cuite

En réalité, le terme Sao viendrait de Sawé qui veut dire la grande muraille en Kotoko de Goulfey. Pour Trimingham, le terme Sao semble avoir été utilisé par les nomades pour désigner les habitants de la région du Tchad. D’autres sources indiquent aussi que le terme Sao viendrait de Saw, nom porté aujourd’hui par une principauté Kotoko au Sud de Goulfey.

En un mot, le terme Sao ne désigne pas le nom d’un groupe ethnique mais plutôt l’ensemble de population vivant aux abords sud du Lac Tchad. Pour être précis, trois éléments permettent de les identifier la civilisation de la terre cuite, leur grande taille et les grandes murailles.

Leurs descendants immédiats, connu sous l’appellation Kotoko, occupent aujourd’hui leurs sites, détiennent leur technique de la terre cuite et portent leurs patronymes Maguira, Terri, Guémé entre autre. Ces éléments permettent d’établir la relation entre les Sao et kotoko.

Abakar Ali
Crédit photo : Mahamat Abba Ousmane

Partager

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on telegram
Share on email

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles à la Une

Lire aussi