Le commandement de la police régionale d’Ashanti a appréhendé Bella Merie, une ressortissante camerounaise de 29 ans, ainsi que 43 autres Camerounais, dans le cadre d’une affaire présumée de fraude sur Internet et de traite d’êtres humains. L’arrestation a eu lieu le lundi 7 avril 2025, vers 9 heures, à une résidence de Kenyasi Abrem, dans la région d’Ashanti.
Selon un communiqué de presse publié aujourd’hui par l’Unité des affaires publiques de la police régionale d’Ashanti, les premières investigations suggèrent que Bella Merie aurait perçu un total de quatre millions cinq cent mille francs CFA (4 500 000 FCFA) auprès des victimes. Les fraudeurs auraient promis des emplois à 32 hommes et 11 femmes sous de faux prétextes.
La police a révélé que son enquête démontre que le stratagème frauduleux impliquait une méthode d’escroquerie sur Internet connue sous le nom de Q-NET.
Le commissaire adjoint de police Godwin Ahianyo, chef de l’unité des affaires publiques de la région d’Ashanti, a déclaré dans un communiqué de presse : « Le commandement de la police régionale d’Ashanti a arrêté, le lundi 7 avril 2025 à 9 h, le suspect Bella Merie, ressortissant camerounais de 29 ans, ainsi que quarante-trois (43) autres Camerounais à leur domicile situé à Kenyasi Abrem, dans la région d’Ashanti.»
Il a ajouté : « Les premières investigations indiquent que le suspect a collecté une somme totale de quatre millions cinq cent mille francs CFA (4 500 000 CFA) auprès des victimes, dont trente-deux (32) hommes et onze (11) femmes, sous le faux prétexte d’obtenir un emploi. »
Q-Net au cœur de l’escroquerie
Le DSP Ahianyo a également souligné la méthode utilisée dans l’escroquerie présumée : « Une enquête plus approfondie a révélé que le suspect a orchestré cette fraude par le biais d’une méthode d’escroquerie en ligne connue sous le nom de Q-NET.»
Après l’arrestation, les autorités ont remis toutes les personnes impliquées, y compris le suspect et les victimes âgées de 22 à 38 ans, au Service d’immigration du Ghana, au siège régional, pour les formalités d’immigration nécessaires et leur rapatriement dans leur pays d’origine.
Camerounais arrêté dans la région d’Ashanti
« Tous les individus impliqués, suspects et victimes, âgés de vingt-deux (22) à trente-huit (38) ans, ont été remis au Service d’immigration du Ghana au siège régional pour les démarches d’immigration nécessaires et leur rapatriement dans leur pays d’origine », a confirmé le DSP Ahianyo.
La police ghanéenne a réitéré son engagement à lutter contre la fraude et à garantir la sécurité et le bien-être des citoyens ghanéens et des ressortissants étrangers présents dans le pays. « La police ghanéenne réitère son engagement à lutter contre la fraude et à protéger la sécurité et le bien-être des citoyens ghanéens et des ressortissants étrangers présents dans le pays », conclut le communiqué de presse.
Contexte des escroqueries Q-NET
Le communiqué de presse de la police met en avant « Q-NET », un système de marketing multiniveau (MLM) bien documenté lié à des activités frauduleuses dans le monde entier, y compris en Afrique. QNet se présente officiellement comme une entreprise de vente directe en ligne légitime, mais elle fait l’objet de nombreuses allégations et mises en garde de la part des autorités et des organismes de protection des consommateurs de divers pays.
Les rapports soulignent fréquemment que les tactiques de recrutement de QNet sont trompeuses, attirant les individus avec des promesses de rendements élevés et d’opportunités commerciales lucratives.
Ces tactiques exigent souvent des frais initiaux importants et encouragent les membres à recruter d’autres personnes pour gravir les échelons du « réseau » et toucher des commissions. Les critiques et les autorités qualifient ce système de système pyramidal, générant des profits principalement grâce au recrutement de nouveaux membres plutôt qu’à la vente de produits ou de services.
Plusieurs pays africains, dont le Ghana voisin, ont recensé des cas liant QNet à des fraudes. Des personnes ont perdu des sommes importantes après avoir reçu des promesses d’emploi ou de rendements élevés sur investissements qui ne se sont jamais concrétisées. Ces stratagèmes ciblent souvent des personnes vulnérables en quête d’emploi ou d’amélioration financière. La promesse d’une richesse rapide et la pression pour recruter d’autres personnes sont des caractéristiques courantes de ces opérations.
Un problème bien plus grave
Le communiqué de presse ne détaille pas explicitement les détails de l’opération Q-NET dans ce cas, mais il suggère fortement un lien avec des pratiques frauduleuses connues de marketing de réseau (MLM).
Les victimes sont trompées et amenées à verser de l’argent avec de fausses promesses d’emploi et de gains financiers futurs. La promesse d’« opportunités d’emploi » faite aux victimes s’inscrit dans les tactiques de recrutement courantes de ce type de stratagèmes.
L’intervention rapide de la police régionale d’Ashanti et la remise de l’affaire au Service ghanéen de l’immigration témoignent de l’engagement des autorités à lutter contre la fraude en ligne et les éléments potentiels de traite d’êtres humains souvent associés à ces pratiques de recrutement trompeuses.
Cette affaire rappelle brutalement les dangers des escroqueries en ligne et l’importance de la vigilance face à des opportunités apparemment lucratives.






