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Frappes israéliennes au Liban : les civils en première ligne des victimes

La situation au Liban, déjà tendue, a basculé dans le drame après une nouvelle frappe aérienne israélienne, laissant derrière elle des scènes de désolation. Ce conflit, qui s’intensifie jour après jour, a coûté la vie à de nombreux civils, bouleversant des familles entières, comme en témoigne ce père désemparé.

« Il était 11 heures du matin, nous étions tous assis devant la maison. Je suis parti leur acheter du pain », raconte-t-il à l’AFP depuis sa voiture, aux côtés de son fils, unique survivant de sa famille. « Alors que j’étais à la boulangerie, une explosion a retenti. J’ai commencé à les appeler, puis je suis rentré… Je n’ai trouvé personne, juste des gravats. »

Depuis plus d’une semaine, les raids israéliens se multiplient dans les régions sud et est du Liban. Ces frappes, visant des cibles militaires présumées, touchent également les civils, suscitant de nombreuses condamnations.

Selon l’ONG Human Rights Watch, ces frappes dans des zones peuplées mettent gravement en danger la vie des innocents. Lama Fakih, directrice pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a déclaré que « la présence d’une installation militaire dans une zone peuplée ne justifie pas d’ignorer la sécurité des civils ».

Le ministre libanais de la Santé a, quant à lui, affirmé que la majorité des victimes des bombardements étaient des civils, non armés, piégés chez eux. Depuis la mi-septembre, plus de 1 000 personnes ont perdu la vie, selon les autorités libanaises.

Najah Diab, une habitante du village de Daoudieh, près de Saïda, a vu sa vie s’effondrer lundi dernier. « Ma mère, ma sœur, ma fille, mes frères, leurs épouses et leurs enfants ont été tués », raconte-t-elle en larmes. Elle explique que sa mère, âgée de 75 ans, ne quittait jamais la maison, tandis que son frère, malade, était sans emploi. Le seul survivant de cette tragédie est son neveu, un étudiant.

« Ils étaient des civils, sans lien avec aucun groupe armé. C’est inconcevable », s’indigne Najah. Pour elle, cette frappe était une injustice totale. « Ils se sentaient en sécurité parce qu’ils étaient des civils. Ils ne quittaient jamais leur maison. »

Alors que la violence continue, les appels à la protection des civils se multiplient, mais la situation sur le terrain ne montre aucun signe d’apaisement. Le Liban, endeuillé, espère toujours un cessez-le-feu qui mettra fin à cette spirale de destruction.

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