Cameroun Actuel

Football féminin : les présidents de clubs décrètent stades morts

La menace d’arrêt du championnat brandie à travers leur correspondance du 25 mai 2021 adressée au président de la Fécafoot a été mise en exécution hier, 1er juin à Yaoundé.

L’on avait pensé que les présidents de clubs prenant part à la Guinness Super League jouaient à un jeu, lorsque dans leur correspondance du 25 mai 2021, ils se déclaraient incapables de continuer à faire disputer le championnat de football de première division par leurs équipes après le 30 mai 2021.

« Les équipes de football féminin D1 sont dans l’impossibilité de regrouper les joueuses pour les entraînements et même pour une rencontre officielle », signait Thomas Awa, en sa qualité de président de l’Association des présidents de clubs de football féminin de première division du Cameroun. Une liste de 11 signataires, tous des présidents de clubs était annexée à cette correspondance adressée à Seidou Mbombo Njoya, le président par intérim de la Fécafoot.

Caïman Filles de Douala devait affronter AS Awa de Yaoundé, pour le compte de la 15e journée en retard de la Guinness super League hier, 1er juin 2021, au stade annexe n°1 de l’Omnisports de Yaoundé. Les officiels étaient présents, mais pas les clubs. Même pas une joueuse de pas sage. L’absence de ces deux équipes est alors assimilable à l’arrêt du championnat par les clubs, qui conditionnent leur retour par la satisfaction de certaines exigences.

Thomas Awa, le président de l’association des présidents de clubs de football féminin de première division que nous avons joint au téléphone, indique qu’il ne s’agit pas de grève, mais simplement qu’on leur paye ce qui représente les frais de transport. « Les présidents de clubs sont épuisés financièrement et n’arrivent plus à supporter les frais de déplacement des équipes.

Ils sont à bout. Ils sont pratiquement endettés ; comme le président de Canon qui, pour avoir fait le déplacement au Nord, se trouve avec un listing de deux millions FCfa à rembourser à la banque », nous a-t-il confié. Cette seconde tranche de la subvention réclamée par les présidents de clubs est de 3.000.000 FCfa.

La première tranche payée en deux partie ayant été de 1.750.000 FCfa. Nous sommes rendus à la 4ème journée de la phase retour et au-delà de cette subvention, les présidents de clubs revendiquent les « perdiems » à payer aux joueuses par le principal sponsor du championnat, tel que le stipule le contrat.

Les présidents de clubs de D1 de football féminin n’entendent pas reculer tant que leurs exigences ne sont pas satisfaites. « Il n’est pas question de nous dire de prendre une avance sur les 3.000.000 FCfa par club que nous réclamons. On n’aura jamais le reste, comme [année dernière. Et puis, on nous fait jouer avec des maillots d’un sponsor sans savoir ce qu’on gagne. Il faut que ce sponsor paye ce qui avait été promis mensuellement aux joueuses », nous a indiqué un autre président de club, ayant requis l’anonymat, dans le respect des règles de l’association.

La Fécafoot qui, selon certaines informations, connaît des tensions de trésorerie a sur la main une patate chaude. C’est un feuilleton à suivre.

Le Jour

Partager

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on telegram
Share on email

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire aussi