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Famille: la cause de l’infertilité au sein des couples est mixte, 35% des hommes touchés

En Afrique, c’est une pathologie qui touche généralement les femmes. Pourtant, cette maladie attaque également le sexe opposé.

L’Afrique est le continent le plus touché par l’infertilité, c’est-à-dire, la difficulté à donner la vie. Alors que 15 à 65% de couples africains rencontrent cette impasse (contre 5 à 10% dans le reste du monde), les femmes sont souvent considérées comme responsables de l’infertilité.

Dès qu’un couple ne parvient pas à avoir d’enfants, un doigt accusateur est directement pointé sur la femme. Pourtant, l’infertilité masculine se fait enregistrer dans la grande majorité des cas.

Dans un tiers des cas, cette pathologie est féminine. Selon les statistiques du centre de fertilité de la fécondité invitro, la cause de l’infertilité au sein des couples est mixte, c’est-à-dire que les deux membres du couple sont concernés.

Charles Bekam, spécialiste andrologue, explique à cet effet : « Nombreux sont des africains qui sont atteints d’azoospermie c’est-à-dire, l’absence des spermatozoïdes dans le sperme. Cette situation s’explique généralement par des infections mal soignées. »

Mais chez nous plus qu’ailleurs, l’infertilité masculine est surtout liée à des causes environnementales (exposition des produits toxiques et pesticides, pollution de l’air). Mais vu que la plupart des organisations de santé ont une politique africaine axée sur la mortalité infantile et la mortalité maternelle, l’infertilité ne semble pas être une priorité en Afrique.

Face à la montée en puissance des ruptures, des séparations et des stigmatisations au sein des couples, il y a urgence d’agir. Justin Engama, la quarantaine sonnée, est de ceux-là, qui vivent des tensions au sein de leurs couples matrimoniaux pour des raisons de stérilité.

«Mon épouse et moi sommes à 20 ans de mariage. Dès les premières années, nous gardions espoir sous prétexte que nous étions encore tous jeunes. A un moment donné, j’ai pensé que c’est elle le problème. Je suis allé consulter le médecin et l’expert m’a fait savoir que mon sperme a moins de spermatozoïdes.

C ‘est ce qui freine ma fertilité. Au terme de cette consultation, j’ai commencé le traitement indigène et je suis aujourd’hui à mon deuxième mois de traitement. Je n’ai pas suffisamment eu de moyens financiers pour suivre un traitement à l’hôpital», confie-t-il.

Certes, il y a toujours la solution Pma (procréation médicalement assistée) qui permet d’aider les couples infertiles à avoir des enfants. Plusieurs centres de Pma ont vu le jour au Cameroun, au Sénégal, au Togo, au Maroc ou encore en Tunisie. Mais ils sont encore réservés aux plus nantis.

L’Anecdote

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