Cameroun Actuel

Face au manque de soignants, le maire de Nevers va mettre en place un « pont aérien » avec Dijon — RT en français

Confronté à une grave pénurie d’effectifs au centre hospitalier, Denis Thuriot a choisi d’utiliser une liaison aérienne avec Dijon pour acheminer les médecins. Selon lui, la mesure est moins coûteuse que le recours aux intérimaires.

L’annonce pourrait faire référence à une grave crise humanitaire, voire à un conflit armé, mais concerne néanmoins le centre rural de la France.

En annonçant la mise en place fin janvier d’un pont aérien entre sa ville et Dijon (Côte d’Or) pour transporter les soignants, le maire de Nevers (Nièvre) Denis Thuriot a décidé de déployer de grands moyens face au manque d’effectifs qui touche le centre hospitalier de sa commune, sur fond de crise généralisée du système de santé.

« Il y a une pénurie, comme malheureusement dans beaucoup d’endroits en France, qui s’affirme », a expliqué l’édile au micro de Sud Radio, justifiant le recours aux transports aériens par les attentes « des jeunes médecins, qui veulent rentrer chez eux en le soir ».

Cependant, la liaison avec Dijon par la route est beaucoup plus longue avec près de trois heures, et le trajet en train prend également trop de temps, d’autant qu’aucun ne circulera entre juillet 2023 et mars 2024 pour des travaux, ce dont le maire ignorait avant de prendre sa décision, mais « le justifie d’autant plus » selon lui. En comparaison, le vol entre Dijon et Nevers ne dure qu’environ 35 minutes.

« L’idée, c’est de favoriser l’accès aux hôpitaux sur notre territoire », avait déjà expliqué sur France Info le maire, élu sous l’étiquette La République en marche, qui a décidé de mettre en œuvre, dès le 26 janvier, cette idée déjà formulée en juillet dernier, selon Le Journal du Centre. Le centre hospitalier de Nevers manque « d’une cinquantaine de médecins et d’au moins 35 infirmiers », a estimé auprès de l’AFP Patrick Bertrand, président de la commission médicale du centre hospitalier de Nevers, d’où le recours à cette solution inédite. .

L’élu entend réduire le recours aux « mercenaires » de la santé

Cela a aussi un coût, estimé par Denis Thuriot à 5.200 euros aller-retour, soit environ 670 euros pour chacun des huit passagers qui prendront le petit avion depuis Dijon. « Aujourd’hui, quand je recrute un intérimaire hors convention […] c’est au moins 1 000 euros, voire 2 000 ou 3 000 euros la séance », a-t-il détaillé, n’hésitant pas à qualifier de « mercenaires » les soignants temporaires qui viennent solliciter des journées très rémunérées. .

Interrogé sur les inévitables critiques des écologistes contre ce recours au transport aérien, Denis Thuriot a déclaré qu’il fallait éviter la « démagogie » à ce sujet. « Quand un avion décolle pour transporter un blessé grave […] ou organes, je n’entends personne se plaindre…

Lire la suite de l’article sur nouvelles-dujour.com

Cameroun Actuel
Me suivre

Laisser un commentaire

Dernières nouvelles

Suivez-nous !

Lire aussi

Activer les Notifications OK Non Merci