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Face à la recrudescence des abandons et à la prolifération incontrôlée des chats, les associations de protection animale réclament la stérilisation.
Que ce soit pour les associations, les communes ou les particuliers, la prolifération incontrôlée des chats est un problème. Selon la Fondation Brigitte Bardot, la France compte pas loin de 11 000 000 de chats errants. Un constat alarmant auquel s’ajoute le triste record d’abandons.
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Le phénomène n’est pas nouveau, mais il prend de l’ampleur. Le département du Gers ne fait pas exception puisqu’il fait face, depuis quelques temps, à une recrudescence du nombre d’abandons d’animaux. Un phénomène qui s’est encore illustré récemment avec la découverte de huit chatons abandonnés dans un box au milieu d’un champ, à Roquelaure. « On a par exemple de plus en plus de personnes âgées qui abandonnent leur chat juste avant d’entrer en Ehpad », déplore Nadine Larré de l’association Chapatoune. Le vice-président du syndicat mixte des 3 vallées le reconnaissait il y a tout juste un an : « Les chats sont devenus un problème dans les communes rurales […]. »
De plus en plus de cas de divagations sont signalés, sans compter le nombre d’abandons signalés par les différentes associations de protection animale. Alors pour faire face aux risques sanitaires en plus de la reproduction incontrôlée, des campagnes de stérilisation des chats sont lancées chaque année à Auch et plus généralement dans le département.
L’importance de la stérilisation
La saisie récente d’une cinquantaine de chats bengals dans une ferme insalubre de la capitale du Gers a démontré l’urgence de procéder à la stérilisation des animaux domestiques au plus vite. Selon le Ministère de l’Agriculture, en 4 ans, un couple de chattes peut donner naissance à plus de 20 000 chatons.
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Alors évidemment, l’acte n’est pas anodin et nécessite un investissement qui peut coûter cher : entre 80 à 120 euros pour la castration et 110 à 250 euros pour l’ovariectomie selon les cliniques vétérinaires. De plus, la stérilisation n’est pas obligatoire en France. Mais il reste fortement recommandé par les différentes associations de protection animale. Certains d’entre eux proposent également d’accompagner les collectivités pour mener des campagnes de stérilisation et d’identification des chats errants dans leur commune.
Dans le département gascon, l’association Chapatoune a été précurseur en la matière. Créée il y a sept ans, elle travaille annuellement dans des campagnes de stérilisation. Une centaine de communes suivent désormais le mouvement grâce à des conventions tripartites signées avec des…
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