Cameroun Actuel

Entreprises publiques : le FMI indexe la gabegie

Dans un rapport rendu public en mai 2021 sur la surveillance et le contrôle des entreprises publiques camerounaises, l’institution financière internationale estime que l’action de la juridiction des comptes devrait être accrue en 2022.

Une mission d’assistance technique à distance du Départe-î ment des finances publiques (Fad) du Fonds monétaire international et d’Afritac Centre (Afc) a réalisé du 15 au 26 février 2021, une évaluation des risques budgétaires liés à la gestion des entreprises publiques, à la suite de la mission Fad réalisée en 2017.

Cette mission d’assistance technique à distance, demandée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze.et financée par l’Union européenne était conduite Jean Luc Helis (économiste principal, Fad) et comprenait Mme Majdeline El Rayess (Fad), Ephrem Ghonda Makiadi (Afc) et Mme Gwenaelle Suc et Emmanuel Rousselot (experts Fad). D’après le Fmi, plusieurs structures publiques administratives sont impliquées à différents niveaux dans le contrôle de gestion et l’audit de gestion des entreprises publiques.

L’institution financière internationale cite notamment le ministère des Marchés publics (Minmap), l’Agence de régulation des marchés publics (Armp), le Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe), la Chambre des comptes de la Cour suprême (Cccs). Dans le cas de la Chambre des comptes, le Fonds monétaire international soutient que cette structure étatique «assure le contrôle externe des entreprises publiques, cette compétence ayant été rétablie depuis 2018».

Par ailleurs, mentionne le rapport, le contrôle de la Chambre des comptes devrait être accru à parti de 2022 dans le cadre des travaux de certification des comptes, incluant les comptes des entreprises publiques.S’agissant de la prévention et du contrôle dans la surveillance des entreprises publiques, le Fmi reconnaît que la Chambre des comptes, comme le Consupe, «produit également des observations transversales sur la gestion des entreprises publiques, notamment dans le cadre de son rapport annuel et a élaboré un rapport spécifique en 2018 sur l’impact des participations de l’Etat dans les entreprises su secteur privé et parapublic.»

Sauf que le Fmi regrette que les recommandations formulées par la juridiction des comptes ne font pas l’objet d’un suivi dans le cadre des procédures formalisées. «Il n’existe pas non plus d’informations indiquant dons quelle mesure les directions des entreprises publiques se saisissent des conclusions formulées par les rapport d’audit.»

En guise de recommandations, le Fmi suggère d’établir et publier un suivi systématique des recommandations formulées par les audits. En effet, conformément aux standards internationaux, une procédure formalisée de suivi des recommandations formulées par les auditeurs internes et externes devrait être mis en place afin de garantir une application de ces recommandations.

« La publication de ces recommandations et de leur suivi est également de nature à renforcer leur effectivité»,ajoute le rapport de la mission. Dans la même veine, il est question de mettre en place au niveau du pilotage transversal des entreprises publiques, un dispositif d’accompagnement et des lignes directrices dans l’élaboration de manuels de procédures et le déploiement du contrôle interne. Aussi faudrait-il renforcer les contrôles sur les zones de risques élevés, notamment la commande publique.

L’Indépendant

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