Cameroun Actuel

Enseignement catholique : plus de 85% d’écoles fermées à Kumbo

Tel est Tune des difficultés rencontrées par ces établissements confessionnels au cours de Tannée scolaire 2020-2021.

Le père Konghim Johannes, secrétaire à l’éducation catholique du diocèse de Kumbo, dans le Sud-Ouest bénit le ciel pour l’année scolaire 2020-2021 achevée. Même si les élèves et certains enseignants sont déjà en vacances, cet homme d’Eglise confesse que dans cette partie du pays, le fonctionnement de l’école n’a pas été de tout repos. Un bilan peu élogieux du fait de la crise socio-politique qui sévit dans les régions anglophones depuis 2016.

« Comme vous le savez, les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest du pays ont été sérieusement secouées par ce que nous appelons aujourd’hui crise anglophone. Dispenser les cours n’a pas été facile car avec la guerre, il n’est pas évident de suivre un programme régulier comme l’école. Car quand vous pensez que tout va déjà, il y a une résurgence avec les crépitements des armes qui se font entendre chaque jour », confesse le prêtre.

S’exprimant lors du récent Comité permanent des secrétaires à l’éducation portant sur l’évaluation de l’année scolaire 2020/2021, des écoles catholiques nationales tenu à Yaoundé, ce prêtre a indiqué qu’il est important de savoir que dans une zone comme Kumbo, plus de 85% d’écoles ne sont pas opérationnelles.

Et quelques-unes qui fonctionnent le font en mode mi-temps, sans enseignants, sans matériel didactique et d’une manière irrégulière. Un fonctionnement qui selon lui, s’explique par le fait que ces dernières peuvent être ouvertes pour une période d’un mois et être fermées pendant quatre mois à cause des attaques des sécessionnistes.

Le volet pédagogique, n’a également pas été épargné car apprend-on, il n’était pas possible de faire des cours de remise à niveau aux enseignants des quelques écoles ouvertes, encore moins, leur apporter du matériel didactique, à cause du non accès à ces zones.

A côté de ces freins à l’éducation dans la partie anglophone du .pays, l’on apprend que l’année scolaire s’est bien déroulée dans le reste du pays malgré la menace de la pandémie du COVID-19. Une menace qui a d’ailleurs entraîné beaucoup de problèmes de recouvrement des frais de scolarité dans plusieurs diocèses.

Dans le diocèse de Batouri par exemple, l’on apprend que très peu de parents ont pris le risque de solder l’écolage à cause de la rumeur de l’interruption de l’année scolaire qui circulait.

Ainsi donc pour améliorer le cadre de formation dans les écoles catholiques, ces travaux ont retenu quatre points de réflexion à savoir : que faire face à la situation précaire des moyens de transport du secrétariat national ?

Que faut-il faire pour que tous les diocèses consomment le matériel didactique produit par le Secrétariat national à l’enseignement catholique (Seneca) ? Que pensons-nous de l’apprentissage en ligne à la maison, surtout en période de crises ?

Et comment pouvons-nous améliorer l’éducation catholique pour les trois prochaines années et au-delà ? Reconsidérer ou revoir la qualité de notre processus d’enseignement/apprentissage, l’éducation à l’intégrité à la citoyenneté responsable et l’éducation à la vie et à l’amour.

Mutations

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