Aux côtés du ministre des Solidarités, Jean-Christophe Combe, et de la secrétaire d’État à l’Enfance, Charlotte Caubel, le Premier ministre doit détailler, jeudi 1er juin, le financement du projet de création de 200 000 nouvelles places d’accueil. d’ici 2030 malgré l’évidente pénurie de personnel.
Après une visite dans une crèche labellisée AVIP (pour l’insertion professionnelle), la cheffe du gouvernement doit terminer sa journée par un Conseil national de refondation (CNR) dédié à la petite enfance, au cours duquel elle devrait également développer le financement de 100 000 places de garde supplémentaires. places d’ici 2027, avec l’objectif d’atteindre 200 000 nouvelles places d’ici 2030.
Les plus jeunes disposent actuellement de 458 000 places en crèche, et 770 000 avec assistantes maternelles. Ces nouveaux espaces bénéficieront d’un « contribution financière supplémentaire » de 5,5 milliards cumulés sur 2023-2027, selon Matignon.
Annonces de nouveaux lieux déconnectés de la réalité
En octobre 2022, la Fédération française des entreprises de crèche (Ffec) rappelait que 22.600 places avaient disparu entre 2016 et 2019, tous types d’accueil confondus. « Depuis 2016, la création de places en crèche, plus 33 800, ne suffisent plus à compenser la réduction continue des assistantes maternelles (787 800 en 2016 contre 744 300 en 2019, soit 43 500 places en moins, ndlr) . Avec le départ à la retraite de 160 000 assistantes maternelles d’ici 2030 et le temps nécessaire pour bien former les futurs professionnels, ce phénomène va s’accélérer. puis alerté le syndicat patronal. A Paris, la municipalité avait même décidé de geler 15% de sa capacité d’accueil.
De leur côté, les syndicats déploraient en avril dernier le faible budget alloué aux établissements pour jeunes enfants (EAJE). Dans un communiqué, la CGT appelle notamment à « Ne soyez pas dupe. (…) Cette situation est le résultat de nombreuses années de sous-investissement et de déréglementation de l’accueil des enfants, ainsi que de modes de financement inadaptés tels que la prestation de service unique (PSU) et le complément d’accueil (CMG) ». Force Ouvrière, pour sa part, a mis en garde contre la « déréglementation néfaste du secteur de la petite enfance ».
Lutte contre la maltraitance des enfants
En avril dernier, suite au décès d’une fillette de 11 mois dans une micro-crèche de Lyon en juin 2022, un rapport plus qu’inquiétant de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) dénonçait les conditions d’accueil » disparate« .
Pour répondre à cette crise profonde du secteur de la petite enfance, le Premier ministre doit également évoquer des mesures susceptibles d’améliorer la qualité de l’accueil, comme un système de « escalade et suivi des signalements » ou plusieurs contrôles.
Le gouvernement estime que 49 % des crèches manquent de personnel….
Lire la suite de l’article sur nouvelles-dujour.com
- Téléphones : l’État verrouille le marché avec un nouveau système de taxes… sans hausse des prix - 23 mars 2026
- Commerce inclusif : femmes et jeunes au cœur du commerce des services en Afrique centrale - 23 mars 2026
- Dépression : le témoignage poignant de Tatiana Matip qui redonne espoir - 23 mars 2026






