Un séminaire sur les bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication organisé par l’Agence des normes de la qualité à Ebolowa le 2 juin 2025 a fourni des armes nécessaires et efficaces aux responsables des coopératives agricoles de la région du Sud.
À l’ère de la mondialisation et de l’ouverture des marchés internationaux, la compétitivité des producteurs est un impératif catégorique. Une démarche qui passe nécessairement par une amélioration des compétences des producteurs et des coopératives.
En droite ligne de ses missions régaliennes d’accompagnement et de promotion de la qualité, l’Agence des normes et de la qualité a opté pour le renforcement des capacités des acteurs clés du secteur informel structurés dans les coopératives.
Pour Israël Sani Diouf, le chef d’antenne Anor de Kribi représentant du directeur général de l’Anor, « le but de cette formation est d’aider les coopératives à être plus compétitives sur le marché. Avec l’entrée en vigueur de la Zlecaf nos producteurs locaux doivent être compétitifs vis-à-vis des produits importés« .
Mettre toutes les chances du côté des producteurs
La formation organisée à Ebolowa avait donc vocation à dynamiser le secteur des coopératives agricoles dans l’optique de la valorisation des produits locaux.
Le constat de l’Anor est clair : les producteurs locaux n’arrivent pas à s’imposer même sur le plan national faute de certification. Toutes choses qui ont motivé cette formation afin de les rendre compétitives.
D’après Joseph Mbog, le président du conseil d’administration de la Confédération nationale des sociétés coopératives du Cameroun, « l’Anor est dans son rôle d’accompagner les acteurs. Vous savez bien qu’au Cameroun quatre-vingt-dix pour cent de notre économie repose sur le secteur informel. Il faut donc aller vers ce secteur-là pour le dynamiser. »
Nécessité d’un cadre juridique et administratif plus souple
Les exposés déroulés avaient pour dénominateur commun la dématérialisation des procédures administratives et d’enregistrement des coopératives.
Il a été démontré que la transformation économique passe par une meilleure articulation entre les politiques publiques, la réglementation coopérative et les initiatives locales qui sont susceptibles de stimuler un développement local durable et industriel.
Les participants ont émis le souhait de voir clarifier les fondements juridiques qui régissent les sociétés coopératives au Cameroun. Tout en proposant des pistes de réforme pour une meilleure inclusion du tissu économique local, ils ont pu identifier les goulots d’étranglement à leur pleine participation au développement local.
Selon Andre Fabrice Tchondo, le chef du service régional des sociétés coopératives dans la région du Sud représentant du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, « effectivement les producteurs ont besoin d’être formés pour améliorer leur production. Il est question de booster la production nationale« .
L’Anor vient ainsi de contribuer à corriger les dysfonctionnements et autres malfaçons enregistrées qui tiraient jusqu’ici l’économie locale par le bas.







