Norbert F., un plombier à la retraite âgé de 72 ans, a été interpellé lundi à son domicile à Songkot (Douala III), suite à une plainte déposée par sa propre fille, Michèle, pour « destruction de biens ». Cette dernière l’accuse d’avoir mis à la porte du matériel de sonorisation et une estrade, installés au salon pour y organiser des cultes religieux. Lire le récit de Cameroon Tribune.
Norbert F., 72 ans, a été interpellé chez lui lundi suite à une plainte de sa fille, l’accusant de destruction de biens.
Norbert F., 72 ans, plombier retraité, a été interpellé par des gendarmes ce lundi 28 juillet chez lui à Songkot (zone de Douala III comprise entre Nyalla et Logbaba), suite à une plainte déposée par sa fille Michèle.
La concernée, une trentenaire qui était étudiante il y a encore deux ans, accuse son géniteur de « destruction de biens ». Au cours de son audition, le septuagénaire a donné des explications qui n’accréditaient pas vraiment cette thèse. Il a juste déplacé des objets, sans rien détruire.
Aux sources de l’affaire, un changement intervenu dans sa vie familiale en 2023. Norbert F. a quitté Douala pour un job de quelques jours. Le 18 mars, il rentre chez lui vers 20h et n’y trouve personne.
En tout cas, ni son épouse Pauline, ni sa Michèle, ses autres enfants vivant ailleurs. Norbert F. appelle sa femme, qui lui dit que sa fille et elle sont à l’église. Où elles passeront la nuit.
Le lendemain, l’homme revient sur l’affaire : « On n’est plus catholiques ? C’est quelle église où on part dormir ? », demande-t-il. Personne ne lui répondra.
Plus tard, de retour d’un autre voyage effectué pour raison professionnelle, il ne trouve à la maison qu’un neveu ponctuellement hébergé. On est un vendredi.
Le neveu lui apprend que Tata Pauline et Michèle sont à l’église pour une nuit de prière. Et qu’elles enchaîneront avec des réunions le lendemain, puis le culte dominical…
Bref, elles reviennent dimanche soir, selon le programme dont il a eu connaissance. Norbert F. encaisse la nouvelle sans broncher. La semaine suivante, Pauline déménage de la chambre conjugale.
Désormais, elle dort avec sa fille. Norbert F. encaisse et gère. Début août 2024, nouvelle situation : le domicile de Songkot abrite une nuit de prière. Là, Norbert F. ne parvient pas à encaisser.
Le lendemain, après le départ des participants à la nuit de prière, l’homme s’en prend à son épouse et à leur fille. Verbalement et physiquement. « Je ne veux plus voir ces gens ici ! », décrète-t-il. Mère et fille lui portent plainte.
La gendarmerie l’interpelle pour « violences » et il passe une nuit en cellule. Les pandores lui indiquent que la violence est proscrite. Chez lui, des nuits de prière sporadiques vont donc se poursuivre.
Ce vendredi 25 juillet, Pauline et Michèle installent du matériel de sonorisation ainsi qu’une estrade au salon du domicile. Il est question d’en faire un lieu de culte. À son retour, Norbert F. tombe sur le nouveau décor. Les « décoratrices » sont sorties.
L’homme fait sortir tout ce matériel, qu’il disposera hors de sa concession. Rentrées à leur tour, Pauline et sa fille en font le constat. Et Michèle engage une procédure en citation directe.
Norbert F. a donc passé une nouvelle nuit en cellule de lundi à mardi. Au moment où nous allions sous presse, les auditions se poursuivaient.
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