Le projet de Bus Rapid Transit (BRT) de Douala entre dans une nouvelle phase de sa mise en œuvre. Le 11 septembre 2025, le maire de la ville, Roger Mbassa Ndine, a officiellement lancé la campagne de sensibilisation communautaire, en présence de la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès.
Cette opération vise à informer les populations sur l’importance du projet, à favoriser leur appropriation et à encourager une synergie d’actions. La mission a été confiée à l’ONG camerounaise Ridev, spécialisée dans la promotion du développement durable et la lutte contre la pauvreté.
Chargée de relayer l’action de la Communauté urbaine de Douala (CUD) auprès des habitants, Ridev met l’accent sur la communication et la participation citoyenne, jugées essentielles pour la réussite du projet.
« Concrètement, nous allons déployer 14 kiosques le long de l’itinéraire du BRT, avec des agents communautaires recrutés localement pour mener cette mission », explique Sandrine Noumsi, chargée des programmes à Ridev.
Ces agents auront pour rôle de recueillir les avis des populations, de prévenir les réticences et les conflits pouvant découler des impacts du projet, afin de renforcer son acceptabilité sociale.
Cette phase de sensibilisation se déroule en parallèle de l’appel d’offres, dont les dossiers des entreprises et bureaux d’études sont en cours de finalisation avec la Banque mondiale.
Selon Prisca Olinga Mbimi, coordonnatrice du Projet de mobilité urbaine de Douala (PMUD) à la CUD, le démarrage effectif est prévu pour le premier trimestre 2026, avec l’aménagement des voies urbaines de rabattement sur le corridor du BRT.
Concernant le corridor principal, les travaux sont programmés pour le troisième trimestre 2026, tandis que le contrat de l’opérateur chargé d’assurer le transport devrait être signé au plus tard au troisième trimestre 2027.
Le projet, composé de quatre lignes couvrant un total de 27 km, 44 stations et quatre terminaux, prévoit également environ 80 km de voies urbaines de rabattement. Estimé à 335,3 milliards FCFA, dont 261 milliards financés par un prêt de la Banque mondiale, le BRT de Douala, annoncé dès 2015, ambitionne d’améliorer durablement la fluidité du trafic dans la capitale économique.







