L’ambiance était festive ce dimanche 7 septembre au camp TSF de New-Bell. Plus d’un millier de personnes s’étaient déplacées pour assister à la grande finale de la Supercoupe de vacances Paul Biya, initiée par le militant Charles Elie Zang.
Mais ce qui devait être une fête populaire s’est transformé en scène de chaos, au point de dépêcher le sous-préfet de Douala 2e et quelques éléments de la police.
Tout bascule à quelques minutes du coup de sifflet final. Le score est alors d’un but partout entre les Tomates du Grand Nord (quartier Bonaloka) et Cartes d’Électeurs FC.
Sur une action litigieuse, l’arbitre accorde un penalty à Cartes d’Électeurs FC. Une décision vécue comme un véritable scandale par les joueurs et supporters de Bonaloka.
En colère, une partie du public envahit la pelouse. Les échanges verbaux dégénèrent rapidement en bagarre générale. Le match n’ira jamais à son terme.
Face au refus de l’équipe de Bonaloka de reprendre la partie, Charles Elie Zang tranche unilatéralement : le trophée revient à Cartes d’Électeurs FC. Mais la victoire a un goût amer. Le trophée lui-même ne sera pas remis, compte tenu des circonstances houleuses.
La tension atteint un sommet lorsqu’au milieu de la mêlée, le fils du sous-préfet de Douala 2e est pris à partie par des supporters. Son téléphone est arraché dans la cohue.
Quelques minutes plus tard, le sous-préfet en personne fait son entrée sur le terrain, accompagné d’éléments de la police pour tenter de ramener le calme.
Pourtant, tout avait bien commencé. La rencontre s’était ouverte sous le regard de plusieurs personnalités de premier plan : Akere Muna, Maître Alice Nkom, ou encore le professeur Jean Ngatsi. Mais ce qui devait être un moment d’unité et de convivialité s’est terminé par une désillusion collective.
Les critiques fusent désormais contre l’organisation. Beaucoup accusent Charles Elie Zang de n’avoir prévu aucun dispositif sérieux de sécurité, alors même que l’événement rassemblait une foule dense et passionnée.
Mais du côté d’Alain Boris, coordonnateur du mouvement Cartes d’électeurs, l’organisateur n’est pas à plaindre.
La finale de ce championnat, censée célébrer la jeunesse et le sport, restera donc dans les mémoires non pas pour son spectacle sur le terrain, mais pour la bagarre qui l’a éclipsée.







