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Douala : insalubrité inquiétante au marché Sandaga

Depuis plusieurs jours, le marché de Sandaga, un important marché de produits frais de Douala, ressemble à un dépotoir. Se déplacer sans contourner ou enjamber des tas de déchets en décomposition est devenu quasiment impossible. Les eaux de ruissellement se mélangent aux aliments en décomposition, créant des flaques stagnantes et nauséabondes. Le spectacle est sinistre et inquiétant, et les commerçants craignent une épidémie.

« Nous sommes exposés au choléra. Dans un marché comme celui-ci, ils ne peuvent même pas nettoyer au moins une fois par semaine ? » déplore Serge Nkuam, un commerçant. « Pour un marché aussi important, la situation ne devrait pas être ainsi. »

« Cela ternit l’image du Cameroun », ajoute un autre commerçant, accusant les services locaux d’hygiène et d’assainissement de ne pas faire leur travail.

Au rayon légumes du marché, l’odeur est insupportable et le tas d’ordures s’agrandit de jour en jour. Les vendeurs signalent que les déchets n’ont pas été ramassés depuis plus de deux semaines, ce qui effraie les clients et impacte gravement les ventes.

« Les clients se plaignent tout le temps. Ils sont gênés par les tas de déchets. Il n’y a aucun endroit propre pour manger, ni même pour vendre », explique une vendeuse de produits alimentaires, en désignant ses marmites de plats cuisinés à quelques mètres d’un monticule d’ordures.

La situation s’est aggravée au point que certains vendeurs exposent désormais leurs marchandises directement sur ou à côté des déchets. « Nous vendons sur place ; regardez, il y a des mouches et des asticots morts. Ça peut rendre les gens malades », explique Valorine, une vendeuse. « Beaucoup d’entre nous n’ont pas d’étal. Nous vendons à même le sol, et c’est nocif », ajoute-t-elle.

Certains commerçants ont complètement fermé leurs étals lorsque les déchets arrivent à leur porte. « Le marché est sale et insalubre », déplore Mbu Randolf, une autre commerçante. « Il n’y a pas de place pour se garer. Ça nous rend malades. On n’en peut plus. C’est trop. Il faut une solution. » Il a poursuivi :

Malgré les plaintes croissantes et les appels à l’action, les conditions déplorables au marché de Sandaga persistent, sans aucun signe d’intervention significative.

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